22/2/12

Να σώσουμε τον ελληνικό λαό από τους σωτήρες του!

Να σώσουμε τον ελληνικό λαό απο τους σωτήρες του!



Η γαλλική εφημερίδα LIBERATION της Τρίτης 21 Φεβρουαρίου δημοσιεύει ένα σημαντικό κείμενο αντιμνημονιακής συμπαράστασης προς τον ελληνικό λαό και ενάντια στις ισοπεδωτικές πολιτικές που με αφετηρία την Ελλάδα προβλέπεται να επεκταθούν σε όλη την Ευρώπη. Συνυπογράφεται από κορυφαίους γάλλους στοχαστές- μεταξύ των οποίων ο Μπαντιού, ο Μπαλιμπάρ, ο Νανσύ, ο Ρανσιέρ, η Μπάρμπαρα Κασσέν, ο Μισέλ Σουριά, ο Ντιντί -Υμπερμάν,ο Ρογκοζίνσκι, κ.ά. Κινητοποιήθηκαν με πρωτοβουλία της Βίκης Σκούμπη, συντάκτριας του κειμένου. Η ανταπόκρισή τους υπήρξε άμεση-έλαβαν το κείμενο επιστολή μόλις την προηγούμενη Πέμπτη, conçu et composé à la hâte lacaniene. Οι διαπραγματεύσεις με την LIBERATION έγιναν υπό πίεση χρόνου που δεν στάθηκε εμπόδιο αλλά μάλλον σύμμαχος, με επιχείρημα ότι πρέπει να είμαστε εντός του χρόνου της επικαιρότητας.

Συνοδεύεται από ένα κάλεσμα για τη δημιουργία μιας ευρωπαϊκής επιτροπής αλληλεγγύης που ήδη βρίσκει ανταπόκριση σε πολλές ευρωπαϊκές χώρες.Ακολουθεί το κείμενο στα γαλλικά και στη συνέχεια η μετάφραση.





Sauvons le peuple grec de ses sauveurs !

Par un collectif d’intellectuels et d’artistes européensAu moment où un jeune Grec sur deux est au chômage, où 25 000 SDF errent dans les rues d’Athènes, où 30% de la population est tombée sous le seuil de pauvreté, où des milliers de familles sont obligées de placer leurs enfants pour qu’ils ne crèvent pas de faim et de froid, où nouveaux pauvres et réfugiés se disputent les poubelles dans les décharges publiques, les «sauveurs» de la Grèce, sous prétexte que les Grecs «ne font pas assez d’efforts», imposent un nouveau plan d’aide qui double la dose létale administrée. Un plan qui abolit le droit du travail, et qui réduit les pauvres à l’extrême misère, tout en faisant disparaître du tableau les classes moyennes.


Le but ne saurait être le «sauvetage» de la Grèce : sur ce point, tous les économistes dignes de ce nom sont d’accord. Il s’agit de gagner du temps pour sauver les créanciers tout en menant le pays à une faillite différée. Il s’agit surtout de faire de la Grèce le laboratoire d’un changement social qui, dans un deuxième temps, se généralisera à toute l’Europe. Le modèle expérimenté sur les Grecs est celui d’une société sans services publics, où les écoles, les hôpitaux et les dispensaires tombent en ruine, où la santé devient le privilège des riches, où les populations vulnérables sont vouées à une élimination programmée, tandis que ceux qui travaillent encore sont condamnés aux formes extrêmes de la paupérisation et de la précarisation.


Mais pour que cette offensive du néolibéralisme puisse arriver à ses fins, il faut instaurer un régime qui fait l’économie de droits démocratiques les plus élémentaires. Sous l’injonction des sauveurs, on voit donc s’installer en Europe des gouvernements de technocrates qui font fi de la souveraineté populaire. Il s’agit d’un tournant dans les régimes parlementaires où l’on voit les «représentants du peuple» donner carte blanche aux experts et aux banquiers, abdiquant leur pouvoir décisionnel supposé. Un coup d’Etat parlementaire en quelque sorte, qui fait aussi appel à un arsenal répressif amplifié face aux protestations populaires. Ainsi, dès lors que les députés ont ratifié la convention dictée par la troïka (l’Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international), diamétralement opposée au mandat qu’ils avaient reçu, un pouvoir dépourvu de légitimité démocratique aura engagé l’avenir du pays pour trente ou quarante ans.



Parallèlement l’Union européenne s’apprête à constituer un compte bloqué où serait directement versée l’aide à la Grèce afin qu’elle soit employée uniquement au service de la dette. Les recettes du pays devraient être en «priorité absolue» consacrées au remboursement de créanciers, et, si besoin est, directement versées à ce compte géré par l’Union européenne. La convention stipule que toute nouvelle obligation émise dans son cadre sera régie par le droit anglais, qui engage des garanties matérielles, alors que les différends seront jugés par les tribunaux du Luxembourg, la Grèce ayant renoncé d’avance à tout droit de recours contre une saisie décidée par ses créanciers. Pour compléter le tableau, les privatisations sont confiées à une caisse gérée par la troïka, où seront déposés les titres de propriété de biens publics. Bref, c’est le pillage généralisé, trait propre du capitalisme financier qui s’offre ici une belle consécration institutionnelle. Dans la mesure où vendeurs et acheteurs siégeront du même côté de la table, on ne doute guère que cette entreprise de privatisation soit un vrai festin pour les repreneurs.



Or toutes les mesures prises jusqu’à maintenant n’ont fait que creuser la dette souveraine grecque et, avec le secours de sauveurs qui prêtent à des taux usuraires, celle-ci a carrément explosé en approchant des 170% d’un PIB en chute libre, alors qu’en 2009 elle n’en représentait encore que 120%. Il est à parier que cette cohorte de plans de sauvetage - à chaque fois présentés comme «ultimes» - n’a eu d’autre but que d’affaiblir toujours davantage la position de la Grèce de sorte que, privée de toute possibilité de proposer elle-même les termes d’une restructuration, elle soit réduite à tout céder à ses créanciers sous le chantage de «la catastrophe ou l’austérité».



L’aggravation artificielle et coercitive du problème de la dette a été utilisée comme une arme pour prendre d’assaut une société entière. C’est à bon escient que nous employons ici des termes relevant du domaine militaire : il s’agit bel et bien d’une guerre conduite par les moyens de la finance, de la politique et du droit, une guerre de classe contre la société entière. Et le butin que la classe financière compte arracher à «l’ennemi», ce sont les acquis sociaux et les droits démocratiques, mais au bout du compte, c’est la possibilité même d’une vie humaine. La vie de ceux qui ne produisent ou ne consomment pas assez au regard des stratégies de maximisation du profit, ne doit plus être préservée.



Ainsi, la faiblesse d’un pays pris en étau entre la spéculation sans limites et les plans de sauvetage dévastateurs, devient la porte dérobée par où fait irruption un nouveau modèle de société conforme aux exigences du fondamentalisme néolibéral. Modèle destiné à toute l’Europe et plus si affinités. C’est le véritable enjeu et c’est pour cela que défendre le peuple grec ne se réduit pas à un geste de solidarité ou d’humanité abstraite : l’avenir de la démocratie et le sort des peuples européens sont en question. Partout la «nécessité impérieuse» d’une austérité «douloureuse, mais salutaire» va nous être présentée comme le moyen d’échapper au destin grec, alors qu’elle y mène tout droit.



Devant cette attaque en règle contre la société, devant la destruction des derniers îlots de la démocratie, nous appelons nos concitoyens, nos amis français et européens à s’exprimer haut et fort. Il ne faut pas laisser le monopole de la parole aux experts et aux politiciens. Le fait qu’à la demande des dirigeants allemands et français en particulier la Grèce soit désormais interdite d’élections peut-il nous laisser indifférents ? La stigmatisation et le dénigrement systématique d’un peuple européen ne mériteraient-ils pas une riposte ? Est-il possible de ne pas élever sa voix contre l’assassinat institutionnel du peuple grec ? Et pouvons-nous garder le silence devant l’instauration à marche forcée d’un système qui met hors la loi l’idée même de solidarité sociale ?



Nous sommes au point de non-retour. Il est urgent de mener la bataille des chiffres et la guerre des mots pour contrer la rhétorique ultralibérale de la peur et de la désinformation. Il est urgent de déconstruire les leçons de morale qui occultent le processus réel à l’œuvre dans la société. Il devient plus qu’urgent de démystifier l’insistance raciste sur la «spécificité grecque», qui prétend faire du caractère national supposé d’un peuple (paresse et roublardise à volonté) la cause première d’une crise en réalité mondiale. Ce qui compte aujourd’hui ne sont pas les particularités, réelles ou imaginaires, mais les communs : le sort d’un peuple qui affectera tous les autres.



Bien des solutions techniques ont été proposées pour sortir de l’alternative «ou la destruction de la société ou la faillite» (qui veut dire, on le voit aujourd’hui : «et la destruction et la faillite»). Toutes doivent être mises à plat comme éléments de réflexion pour la construction d’une autre Europe. Mais d’abord il faut dénoncer le crime, porter au grand jour la situation dans laquelle se trouve le peuple grec à cause des «plans d’aide» conçus par et pour les spéculateurs et les créanciers. Au moment où un mouvement de soutien se tisse autour du monde, où les réseaux d’Internet bruissent d’initiatives de solidarité, les intellectuels français seraient-ils donc les derniers à élever leur voix pour la Grèce ? Sans attendre davantage, multiplions les articles, les interventions dans les médias, les débats, les pétitions, les manifestations. Car toute initiative est bienvenue, toute initiative est urgente.



Pour nous, voici ce que nous proposons : aller très vite vers la formation d’un comité européen des intellectuels et des artistes pour la solidarité avec le peuple grec qui résiste.

Si ce n’est pas nous, ce sera qui ?

Si ce n’est pas maintenant, ce sera quand ?



Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue «Alètheia», Athènes,
Michel Surya, directeur de la revue «Lignes», Paris,
Dimitris Vergetis, directeur de la revue «Alètheia», Athènes.


Et : Daniel Alvara,Alain Badiou, Jean-Christophe Bailly, Etienne Balibar, Fernanda Bernardo, Barbara Cassin, Bruno Clément, Danielle Cohen-Levinas, Yannick Courtel, Claire Denis, Georges Didi-Huberman, Roberto Esposito, Francesca Isidori, Pierre-Philippe Jandin, Jérôme Lèbre, Jean-Clet Martin, Jean-Luc Nancy, Jacques Rancière, Judith Revel, Elisabeth Rigal, Jacob Rogozinski, Hugo Santiago, Beppe Sebaste, Michèle Sinapi, Enzo Traverso







ΝΑ ΣΩΣΟΥΜΕ ΤΟΝ ΕΛΛΗΝΙΚΟ ΛΑΟ ΑΠΟ ΤΟΥΣ ΣΩΤΗΡΕΣ ΤΟΥ



Τη στιγμή που ένας στους δύο Έλληνες νέους είναι άνεργος, 25.000 άστεγοι περιπλανώνται στους δρόμους της Αθήνας, το 30% του πληθυσμού βρίσκεται κάτω από το όριο της φτώχιας, χιλιάδες οικογένειες υποχρεούνται να βάλουν τα παιδιά τους σε ιδρύματα προκειμένου να μην πεθάνουν από την πείνα και το κρύο, νεόφτωχοι και πρόσφυγες δίνουν μάχες για τους σκουπιδοτενεκέδες στους δημόσιους χώρους, οι «σωτήρες» της Ελλάδας, υπό το πρόσχημα ότι οι Έλληνες «δεν καταβάλουν αρκετές προσπάθειες», επιβάλλουν ένα νέο σχέδιο βοήθειας που διπλασιάζει τη χορηγούμενη θανατηφόρα δόση. Ένα σχέδιο που καταργεί το εργατικό Δίκαιο και καταδικάζει τους φτωχούς σε ακραία ένδεια, εξαφανίζοντας παράλληλα τις μεσαίες τάξεις.



Ο στόχος δεν είναι σε καμία περίπτωση η «σωτηρία» της Ελλάδας: όλοι οι οικονομολόγοι που είναι άξιοι του ονόματός τους συμφωνούν επ’ αυτού. Το ζητούμενο είναι να κερδηθεί χρόνος προκειμένου να σωθούν οι πιστωτές ενώ παράλληλα η χώρα οδηγείται σε μια προδιαγεγραμμένη χρεοκοπία. Πρωτίστως, το ζητούμενο είναι να μετατραπεί η Ελλάδα σε εργαστήριο μιας κοινωνικής μεταλλαγής που θα γενικευθεί, σε έναν δεύτερο χρόνο, σε ολόκληρη την Ευρώπη. Το μοντέλο που δοκιμάζεται πάνω στους Έλληνες είναι εκείνο μιας κοινωνίας χωρίς δημόσιες υπηρεσίες, στο πλαίσιο της οποίας τα σχολεία, τα νοσοκομεία και τα ιατρικά κέντρα κατεδαφίζονται, η υγεία καθίσταται προνόμιο των πλουσίων, οι ευπαθείς πληθυσμοί προορίζονται για μια προγραμματισμένη εξόντωση, ενώ όσοι εξακολουθούν να έχουν μια εργασία καταδικάζονται σε ακραίες μορφές εργασιακής επισφάλειας και οικονομικής εξαθλίωσης.



Προκειμένου όμως αυτή η αντεπίθεση του νεοφιλελευθερισμού να πετύχει τον στόχο της χρειάζεται να εγκαθιδρύσει ένα καθεστώς που καταργεί τα πλέον στοιχειώδη δημοκρατικά δικαιώματα. Με διαταγή των σωτήρων, βλέπουμε λοιπόν να εγκαθίστανται στην Ευρώπη κυβερνήσεις τεχνοκρατών που περιφρονούν τη λαϊκή κυριαρχία. Πρόκειται για ένα σημείο καμπής όσον αφορά στα κοινοβουλευτικά καθεστώτα στο πλαίσιο των οποίων βλέπουμε τους «αντιπροσώπους του λαού» να εξουσιοδοτούν εν λευκώ τους ειδικούς και τους τραπεζίτες, απαρνούμενοι την υποτιθέμενη εξουσία τους να αποφασίζουν. Ένα είδος κοινοβουλευτικού πραξικοπήματος, το οποίο προσφεύγει, μεταξύ άλλων, και σε ένα διευρυμένο κατασταλτικό οπλοστάσιο απέναντι στις λαϊκές διαμαρτυρίες. Έτσι, από τη στιγμή που οι βουλευτές επικύρωσαν την διαμετρικά αντίθετη με την εντολή που είχαν λάβει σύμβαση που τους υπαγόρευσε η Τρόικα (Ευρωπαϊκή Ένωση, Κεντρική Ευρωπαϊκή Τράπεζα, Διεθνές Νομισματικό Ταμείο), μια εξουσία στερούμενη δημοκρατικής νομιμότητας υποθήκευσε το μέλλον της χώρας για τα επόμενα τριάντα ή σαράντα χρόνια.



Παράλληλα, η Ευρωπαϊκή Ένωση ετοιμάζεται να δημιουργήσει έναν δεσμευμένο τραπεζικό λογαριασμό στον οποίον θα κατατίθεται απευθείας η βοήθεια προς την Ελλάδα προκειμένου να χρησιμοποιείται αποκλειστικά προς όφελος του χρέους. Τα έσοδα της χώρας οφείλουν να αφιερώνονται κατά «απόλυτη προτεραιότητα» στην εξόφληση των πιστωτών και, εφόσον παραστεί ανάγκη, να κατατίθενται απευθείας σε αυτόν τον λογαριασμό την διαχείριση του οποίου έχει αναλάβει η Ευρωπαϊκή Ένωση. Η Σύμβαση υπαγορεύει ρητά ότι κάθε νέα υποχρέωση που θα προκύπτει στο πλαίσιό της θα διέπεται από το αγγλικό δίκαιο, το οποίο απαιτεί υλικές εγγυήσεις, ενώ οι διενέξεις θα εκδικάζονται από τα δικαστήρια του Λουξεμβούργου, με την Ελλάδα να έχει αποποιηθεί εκ των προτέρων κάθε δικαίωμα προσφυγής ενάντια σε όποια κατάσχεση αποφασίσουν οι πιστωτές της. Για να ολοκληρωθεί η εικόνα, οι ιδιωτικοποιήσεις έχουν ανατεθεί σε ένα Ταμείο υπό τη διαχείριση της Τρόικας στο οποίο θα κατατίθενται οι τίτλοι ιδιοκτησίας των δημοσίων αγαθών. Εν συντομία, έχουμε να κάνουμε με μια γενικευμένη λεηλασία, χαρακτηριστικό γνώρισμα του χρηματοπιστωτικού καπιταλισμού που προσφέρει εν προκειμένω στον εαυτό του μια θεσμική καθοσίωση. Στο βαθμό που πωλητές και αγοραστές θα κάθονται στην ίδια πλευρά του τραπεζιού, δεν έχουμε την παραμικρή αμφιβολία ότι το εν λόγω εγχείρημα ιδιωτικοποιήσεων αποτελεί πραγματικό συμπόσιο για τους αγοραστές.



Όλα τα μέτρα που έχουν ληφθεί έως τώρα είχαν ως μοναδικό αποτέλεσμα την εμβάθυνση του ελληνικού εθνικού χρέους το οποίο, με τη βοήθεια των σωτήρων που δανείζουν με τοκογλυφικά επιτόκια, έχει κυριολεκτικά εκτοξευθεί στα ύψη προσεγγίζοντας το 170% ενός ακαθάριστου εθνικού προϊόντος σε ελεύθερη πτώση, ενώ το 2009 δεν αντιπροσώπευε παρά το 120%. Μπορεί κανείς να στοιχηματίσει ότι αυτός ο εσμός σχεδίων σωτηρίας -τα οποία παρουσιάζονται κάθε φορά ως «τελικά»- δεν στόχευε παρά στο να εξασθενίσει ολοένα και περισσότερο τη θέση της Ελλάδας ούτως ώστε, στερούμενη κάθε δυνατότητας να προτείνει από μόνη της τους όρους μιας ανασυγκρότησης , να εξαναγκαστεί να εκχωρήσει τα πάντα στους πιστωτές της υπό τον εκβιασμό «καταστροφή ή λιτότητα». Η τεχνητή και καταναγκαστική επιδείνωση του προβλήματος του χρέους χρησιμοποιήθηκε σαν όπλο εφόδου για την άλωση μιας κοινωνίας στο σύνολό της.



Σκόπιμα χρησιμοποιούμε εδώ όρους που ανήκουν στη στρατιωτική ορολογία: πρόκειται σαφώς για έναν πόλεμο που διεξάγεται με τα μέσα της οικονομίας, της πολιτικής και του δικαίου, έναν πόλεμο ταξικό εναντίον ολόκληρης της κοινωνίας. Και τα λάφυρα που η χρηματοπιστωτική τάξη υπολογίζει να αποσπάσει από «τον εχθρό» είναι τα κοινωνικά κεκτημένα και τα δημοκρατικά δικαιώματα, αλλά αυτό που διακυβεύεται σε τελική ανάλυση είναι η δυνατότητα για μια ανθρώπινη ζωή. Και η ζωή εκείνων που δεν παράγουν ή δεν καταναλώνουν αρκετά σε σύγκριση με τις στρατηγικές μεγιστοποίησης του κέρδους, δεν πρέπει να διατηρηθεί.



Έτσι, η αδυναμία μιας χώρας πιασμένης στη μέγγενη της χωρίς όρια κερδοσκοπίας και των καταστροφικών σχεδίων σωτηρίας, γίνεται η μυστική πόρτα από την οποία εισβάλλει βίαια ένα μοντέλο κοινωνίας σύμφωνο προς τις απαιτήσεις του νέο-φιλελεύθερου φονταμενταλισμού. Μοντέλο που προορίζεται για ολόκληρη την Ευρώπη και πέραν αυτής. Αυτό είναι το πραγματικό διακύβευμα, και γι αυτό η υπεράσπιση του ελληνικού λαού δεν είναι συρρικνώσιμη σε μια χειρονομία αλληλεγγύης ή αφηρημένης ανθρωπιάς: διακυβεύεται το μέλλον της δημοκρατίας και η τύχη των ευρωπαϊκών λαών. Παντού η «επιτακτική αναγκαιότητα» μιας «οδυνηρής αλλά σωτήριας» λιτότητας θα μας παρουσιαστεί ως το μέσον για να αποφύγουμε τη μοίρα της Ελλάδας, ενώ οδηγεί κατευθείαν σε αυτήν.



Μπροστά σε αυτή την οργανωμένη επίθεση ενάντια στην κοινωνία, μπροστά στην καταστροφή και των τελευταίων νησίδων της δημοκρατίας, καλούμε τους συμπολίτες μας, τους γάλλους και ευρωπαίους φίλους μας να εκφρασθούν σθεναρά. Δεν πρέπει να αφήσουμε το μονοπώλιο του λόγου στους ειδήμονες και στους πολιτικάντηδες. Το γεγονός ότι το αίτημα κυρίως των γερμανών και των γάλλων ιθυνόντων είναι η απαγόρευση πλέον των εκλογών στην Ελλάδα μπορεί να μάς αφήνει άραγε αδιάφορους; Ο στιγματισμός και η συστηματική δυσφήμηση ενός λαού δεν θα άξιζε άραγε μια απάντηση; Είναι δυνατόν να μην υψώσουμε την φωνή μας ενάντια στη θεσμική δολοφονία του ελληνικού λαού; Και μπορούμε άραγε να σιωπούμε μπροστά στην καταναγκαστική εγκαθίδρυση ενός συστήματος που θέτει εκτός νόμου ακόμη και την ίδια την ιδέα της κοινωνικής αλληλεγγύης;



Βρισκόμαστε σε ένα σημείο μη επιστροφής. Είναι επείγον να δώσουμε τη μάχη των αριθμών και τον πόλεμο των λέξεων για να αναχαιτίσουμε την ακραίο-φιλελεύθερη ρητορική του φόβου και της παραπληροφόρησης. Είναι επείγον να αποδομήσουμε τα μαθήματα ηθικής που συσκοτίζουν την πραγματική διαδικασία που εκτυλίσσεται μέσα στην κοινωνία. Είναι κάτι περισσότερο από επείγον να απομυθοποιήσουμε τη ρατσιστική εμμονή περί ελληνικής «ιδιαιτερότητας» που φιλοδοξεί να αναγάγει τον υποτιθέμενο εθνικό χαρακτήρα ενός λαού (τεμπελιά ή κατά βούληση πονηριά) σε πρωταρχική αιτία μιας κρίσης η οποία στην πραγματικότητα είναι παγκόσμια. Αυτό που μετρά σήμερα δεν είναι οι ιδιαιτερότητες, πραγματικές ή φαντασιακές, αλλά τα κοινά: η τύχη ενός λαού που θα επηρεάσει και τους άλλους.



Πολλές τεχνικές λύσεις έχουν προταθεί για να βγούμε από το δίλημμα «ή καταστροφή της κοινωνίας ή πτώχευση» (πράγμα που σημαίνει, το βλέπουμε σήμερα: «και καταστροφή και πτώχευση). Όλες οι λύσεις πρέπει να εξεταστούν σαν στοιχεία στοχασμού προκειμένου να οικοδομήσουμε μιαν άλλη Ευρώπη. Αλλά κατ’ αρχάς πρέπει να καταγγείλουμε το έγκλημα, να αναδείξουμε την κατάσταση στην οποία βρίσκεται ο ελληνικός λαός, εξ αιτίας των «σχεδίων βοήθειας» τα οποία έχουν συλληφθεί από και για τους κερδοσκόπους και τους πιστωτές. Τη στιγμή που ένα κίνημα υποστήριξης υφαίνεται σε όλο τον κόσμο, όπου τα δίκτυα Ιντερνέτ βουίζουν από πρωτοβουλίες αλληλεγγύης, οι γάλλοι διανοούμενοι θα ήταν άραγε οι τελευταίοι που θα ύψωναν τη φωνή τους υπέρ της Ελλάδας; Χωρίς να περιμένουμε περισσότερο, ας πολλαπλασιάσουμε τα άρθρα, τις παρεμβάσεις στα μέσα, τις συζητήσεις, τις εκκλήσεις, τις διαδηλώσεις. Γιατί κάθε πρωτοβουλία είναι καλοδεχούμενη, κάθε πρωτοβουλία είναι επείγουσα. Σε ό,τι μας αφορά, ιδού τι προτείνουμε: να προχωρήσουμε τάχιστα στη δημιουργία μιας ευρωπαϊκής επιτροπής διανοουμένων και καλλιτεχνών για την αλληλεγγύη προς τον ελληνικό λαό που αντιστέκεται.

Αν δεν είμαστε εμείς, ποιος θα είναι;

Αν δεν είναι τώρα, πότε θα είναι;




Βίκη ΣΚΟΥΜΠΗ, Αρχισυντάκτρια του περιοδικού αλήthεια, Αθήνα.
Michel SURYA, Διευθυντής του περιοδικού Lignes, Παρίσι.
Δημήτρις Βεργέτης, Διευθυντής του περιοδικού αλήthεια.


Και:
Daniel ALVARO
Alain BADIOU
Jean-Christophe BAILLY
Etienne BALIBAR
Fernanda BERNARDO
Barbara CASSIN
Bruno CLEMENT
Danièle COHEN-LEVINAS
Yannick COURTEL
Claire DENIS
Georges DIDI-HUBERMANN
Roberto ESPOSITO
Francesca ISIDORI
Pierre-Philippe JANDIN
Jèrôme LEBRE
Jean-Clet MARTIN
Jean-Luc NANCY
Jacques RANCIERE
Judith REVEL
Elisabeth RIGAL
Jacob ROGOZINSKI
Avital RONELL
Ugo SANTIAGO
Beppe SEBASTE
Michele SINAPI
Enzo TRAVERSO

4/8/10

Διαβάζοντας το "ΤΣΙΚΜΑΖ - Ένα αδιέξοδο στην Πόλη" του Ευάγγελου Αρεταίου (εκδόσεις Εξάντας)...

Είχα τη χαρά και την τιμή να διαβάσω αυτό το βιβλίο από τους πρώτους. Πρόκειται για το πρώτο βιβλίο του Ευάγγελου Αρεταίου που εκδίδεται στις εκδόσεις Εξάντας.

Είναι ένα πολύ ιδιαίτερο βιβλίο. ΤΣΙΚΜΑΖ είναι το αδιέξοδο στα τουρκικά, όπως μας πληροφορεί ο συγγραφέας.

Πρόκειται για το αδιέξοδο μιας σχέσης ανάμεσα σε δυο ανθρώπους που αντιπροσωπεύουν δυό κόσμους τόσο διαφορετικούς: εκείνον των ανδρών και τον άλλον, έτη φωτός μακριά, των γυναικών... Είναι όντως ένα αδιέξοδο, όπως έλεγε κι ο Lacan "η διάφυλη σχέση (ανάμεσα στα δυο φύλα) δεν υπάρχει" ("la relation sexuelle n'existe pas"). Πόσο μάλλον που εδώ εμπλέκονται κι άλλοι παράγοντες (αφορμές μάλλον κι όχι αιτίες) που κεντούν το αδιέξοδο...

Ταυτόχρονα στο βιβλίο περιγράφεται, πλεγμένο περίτεχνα ανάμεσα στις προσωπικές αναμνήσεις των ανθρώπων, ένα κομμάτι της Πολιτικής και της Ιστορίας των δυο χωρών [της Ελλάδας και της Τουρκίας] μέσα από την τομή τους (φαινομενικό σημείο τομής, μα και ξεχωριστό σημείο στον κόσμο όπου σταματάει ο χρόνος, όπου το πάντρεμα των πολιτισμών πραγματοποιείται μ'έναν μοναδικό τρόπο) την Πόλη, που αναδεικνύει μέρος από τα αδιέξοδα της Ελληνικής και της Τουρκικής Ιστορίας και Πολιτικής, κυρίως του προηγούμενου αιώνα.

Δίνει εικόνες από τη ζωή των Ρωμιών (των Ελλήνων της Πόλης) και των ιδιαιτεροτήτων τους στον τρόπο σκέψης, στις αρχές και την κοσμοθεωρία...

Η σχέση (αδιέξοδη άραγε;) ανάμεσα στο Ισλάμ και την Ορθοδοξία διακατέχει ολόκληρο το βιβλίο, από την πρώτη ως και την τελευταία του σελίδα, επενδύοντας τα σύμβολα, τις αξίες, την παράδοση, μα και το μυστικισμό των δυο (πόσο διαφορετικών άραγε;) θρησκειών. Ο συγγραφέας περισσότερο φαίνεται να τις προσεγγίζει στην πιο καθαρή και απλή τους μορφή, στον τρόπο που τις βιώνουν οι ήρωές του, χωρίς να αποφεύγει (όσο επιτρέπει ο καμβάς ενός μυθιστορήματος) την ιστορική και θρησκευτική θεωρητική τους θεμελίωση.

Πολύ ενδιαφέρον μου φάνηκε ο τρόπος που ο συγγραφέας αγγίζει τα άκρα και τους φανατισμούς τους, αλλά και τα μύχια της καθεμιάς από τις δυο θρησκείες-κοσμοθεωρίες, προκειμένου να θεμελιώσει τους χαρακτήρες του βιβλίου του, που έχουν ζυμωθεί μέσα στη διαφορετικότητα.

Σε μια εποχή που ο ρατσισμός και η ξενοφοβία αναπτύσσονται στη χώρα μας, σε μιαν εποχή οικονομικής κρίσης που αναδεικνύει τα μετρήσιμα μεγέθη πέρα και πάνω από τα credo και τις αρχές, το βιβλίο του Ευάγγελου Αρεταίου μιλάει για την Επιθυμία, που δε μπορεί παρά να είναι αδιέξοδη και ελλειματική για να σταθεί ("η έλλειψη γεννά επιθυμία" μας λέει η ψυχανάλυση, συνεπώς, σκέπτομαι εγώ, στο αδιέξοδο η επιθυμία γιγαντώνεται...). Μιλάει για τον Έρωτα που δεν πραγματώνεται πάντα (και τότε παίρνει κεφαλαίο Ε), που αποτελεί μυστήριο και φορές ακουμπάει το Μυστικισμό...

Μου άρεσε πολύ τούτο το βιβλίο, με έβαλε να σκεφτώ, μου άνοιξε ένα παράθυρο σε μια κλειστή κοινωνία, εκείνη των Ρωμιών της Πόλης (ενδιαφέρουσα μου φαίνεται ακόμη κι η επιλογή της λέξης "Ρωμιός" για τον Ελληνισμό της Κωνσταντινούπολης, ή Istanbul - και πάλι ζήτημα επιλογής λέξεων εδώ...), αλλά και στην ψυχή των ηρώων του, που καθένας αντιπροσωπεύει έναν ολόκληρο κόσμο... Έμαθα πράγματα διαβάζοντάς το, και πολύ ευχαριστώ γι'αυτό...

Ένθερμα το προτείνω στους φίλους για το καλοκαίρι, και όχι μόνο...

(Κάποιοι φίλοι που το έψαξαν στα βιβλιοπωλεία στις γειτονιές τους δεν το βρήκαν ακόμη, αλλά πιστεύω πως σύντομα θα μπορέσουν να το προμηθευτούν).

27/8/07

Ένα ευχαριστώ... Ελάχιστο, μα ειλικρινές... Αν μη τι άλλο...

Σκέπτομαι τους πιλότους των πυροσβεστικών αεροπλάνων... Τους χειριστές των ελικοπτέρων που επιχειρούν όλες αυτές τις ημέρες... Τους πυροσβέστες... Τους εθελοντές... Τους ανθρώπους που προσπαθούν να κάνουν ότι μπορούν για να βοηθήσουν...
Στα αεροδρόμια, στα υπόστεγα, ένα shelter έχει μετατραπεί σε κοιτώνα... 8 ώρες επιχειρούν, 8 ώρες κοιμούνται... Μέσα στο αεροδρόμιο... Έχουν να δουν τους δικούς τους, τις γυναίκες και τα παιδιά τους, ούτε κι εγώ ξέρω πόσες μέρες... Έχουν να πάνε σπίτια τους από την αρχή όλης αυτής της συμφοράς... Ούτε κουβέντα για καλοκαιρινές άδειες ή διακοπές...


Αυτούς τους ανθρώπους τους ξεχνάμε... Τους θεωρούμε γρανάζι του κρατικού μηχανισμού... Κι όμως δεν είναι... Όσοι έχουν μια ιδεά για το πως λειτουργούν τα πράγματα στην πολεμική αεροπορία, στις μονάδες που συνεργάζονται με την πυροσβεστική (βλέπε Ελευσίνα, κλπ.), αλλά και στο χώρο των εθελοντών (βλέπε πρόσκοποι, κλπ.) ξέρουν πολύ καλά πως αυτοί οι άνθρωποι λειτουργούν όχι επειδή είναι υποχρεωμένοι απέναντι σε κάποιον εργοδότη, μα επειδή αισθάνονται προσωπική την υποχρέωση να επιχειρήσουν... Καθήκον προς εαυτόν είναι... Αγάπη για τούτον τον τόπο που ονομάζουν πατρίδα... Και καθήκον προς τον συνάνθρωπο...

Οι αρχές που τους απαρτίζουν σαν ανθρώπους είναι που τους υποκινούν, κι όχι τα όποια - ελάχιστα για τις όποιες περιστάσεις - χρήματα που μπορεί να παίρνουν στο τέλος του μήνα, ή η - καμία - δόξα που αποκομίζουν από όσα - πολύ σπουδαία - καταφέρνουν... Άλλωστε ποιός από μας γνωρίζει τα ονόματα ή έστω τα πρόσωπα αυτών των ανθρώπων;...

Ένα ευχαριστώ να πούμε σε όλους τους - δεν είναι και πολλοί... Ένα ευχαριστώ, ελάχιστο δείγμα αναγνώρισης κι ευγνωμοσύνης για αυτούς τους ανθρώπους που έδωσαν και δίνουν ότι είναι δυνατόν για να συγκρατήσουν, αν μη τί άλλο, ένα από τα τρομερότερα στοιχεία της φύσης... Τη φωτιά...

Ένα ευχαριστώ και σε εκείνους που δεν είναι πια μαζί μας... Κρατώ στο νού μου πως ένα πυροσβεστικό αεροπλάνο έπεσε ενώ επιχειρούσε... Το λιγότερο που μπορούμε να πούμε...
Κι ας ευχηθούμε να τελειώσει πια όλη αυτή η καταστροφή που βυθίζει τη χώρα μας στο πένθος... 63 ο αριθμός των νεκρών σήμερα... Και οι ζωντανοί χωρίς σπίτια, χωρίς ζώα ή δέντρα, χωρίς στέγη ή ασφάλεια για το χειμώνα... Τίποτε άλλο δε βρίσκω να πω τούτη την ώρα.

19/8/07

Για τους ονειρευτές της ημέρας... Πάνω σε ένα ξένο στίχο λοιπόν...

[Διάβαζα σε ένα post του Desperado στο www.lifo.gr/blogs/ κι έγραφε πως "οι ονειρευτές της ημέρας είναι επικίνδυνοι"...]

Ο χρόνος... Ο χρόνος επιταχύνεται - το βίωσα και το βιώνω συνεχώς - τα καλοκαίρια. Όλα πάνε πιο γρήγορα... Το ρολόι μου, ο θυμός, οι μέρες... Ακόμη και τα όνειρα. Διάβαζα πριν στο post του Desperado για τους ονειρευτές της ημέρας... Επανάσταση σκέφτηκα. Είναι επαναστατικό, σκέφτηκα, στις μέρες μας, να έχει κανείς τα κότσια να ονειρεύεται την ημέρα... Όπως έκανα όταν ήμουν παιδί...

Πάνε πολλά χρόνια από τότε... Πάνε χρόνια από τότε που το καλοκαίρι ήταν ατέλειωτο... Με θυμάμαι με τα λευκά που μου φόραγε η μάνα μου - και λειτουργούσαν σαν μπάλα φυλακισμένου - να παρατηρώ τις ηλιακτίδες που έπαιζαν με τη σκόνη εκείνα τα μεσημέρια που "κοιμάται ο πατέρας! να μην ακούσω κίχ γιατί αλίμονό σου!". Έτσι έμαθα να κάνω σιωπηλά σχεδόν τα πάντα... Ακόμα και οι σιωπηλοί μου οργασμοί, κρατούν από εκείνα τα μεσημέρια...

Ήταν οι ώρες που σκάλιζα τις βιβλιοθήκες τους, έψαχνα τα συρτάρια τους, ζωγράφιζα θάλασσες και καράβια με ξύλινα μολύβια, έκρυβα τα πράγματά μου για να μην τα καταστρέψει ο βάρβαρος μικρός αδελφός μου... Λίγο αργότερα, ήταν οι ώρες που ονειρευόμουνα τον ιππότη που θα έρθει με το άσπρο - συμπτωματικά άραγε άσπρο; - άλογο για να με πάρει μακριά από όλους αυτούς που "δεν με καταλαβαίνουν" και να με αποκαταστήσει στη θέση που μου έπρεπε... Εκείνη της πριγκίπισσάς του...

Εκείνα τα μεσημέρια, στο βασίλειο της σιωπής, διάβαζα Πηνελόπη Δέλτα και Ζωρζ Σαρή κι αργότερα ανακατεμένα Λουντέμη, Κρόνιν, Καζαντζάκη, Βερν, εφημερίδες, αλλά και τα S.A.S. βίπερ που ανακάλυπτα στις βιβλιοθήκες τους παραχωμένα κάτω από οικονομικά βιβλία ή πίσω από εγκυκλοπαίδειες... Τα βίπερ με πρωταγωνιστή τον περίφημο Μάλκομ - ιδιαίτερα γοητευτικό τον είχα φανταστεί από το κείμενο κάθε φορά - που οπωσδήποτε θα ήταν μελαχροινός, με εκφραστικά σκούρα μάτια και βαθιά αντρική φωνή... Κι απλός... Πολύ απλός... Και καταδεκτικός... Κι ευγενής... Και εγώ θα ήμουν - είπαμε! - η πριγκίπισσά του... Και όλα θα έρχονταν στη θέση τους επιτέλους...

Και ταξίδευα... Ονειρευτής της ημέρας... Κι ο κόσμος μου φαινόταν τόσο πολύπλοκος... Κι ήθελα όλα να τα μάθω, όλα να τα διαβάσω, όλα να τα ρωτήσω... Μα όχι τα μεσημέρια... Τα μεσημέρια σώπαινα κι ονειρευόμουν... Ξύπνια... Έναν κόσμο πιο όμορφο, πιο απλό, πιο δίκαιο... Έναν κόσμο φωτεινό, με θάλασσες και γοργόνες, με καλούς γέροντες που έλεγαν παραμύθια και ήταν σίγουρα - πέρα από κάθε αμφιβολία! - σοφοί...

Τώρα ο χρόνος επιταχύνεται - τα είπε ο Άλμπερτ, αλλά άντε να τα χωρέσει το μυαλό μου εμένα... Όλα πάνε τόσο γρήγορα... Σχεδόν δεν προλαβαίνω τη ζωή μου... Είναι στιγμές που με πάει και δεν την πάω... Κι όλο τρέχω να προλάβω... Εκτός από τα μεσημέρια του καλοκαιριού... Να περίπου όπως σήμερα... Ή όταν μιλάω με το φίλο μου το Γιώργο που είναι ζωγράφος, αλλά δυστυχώς αυτό δε γίνεται όσο συχνά θα ήθελα... Τότε, μπαίνουμε στον ονειρικό χρόνο... Τότε όλα πηγαίνουν όπως θα έπρεπε να πηγαίνουν... Αργά και σταθερά... Και χρωματιστά και διάφανα... Και διαυγή... Κι ο κόσμος τότε γίνεται απλός... Απλός κι όμορφος... Όπως για κάθε - τυχερό - ονειρευτή της ημέρας...

Ευχαριστώ Desperado...

[Ο πίνακας είναι η Φανή του Μόραλη... Απλά υπέροχο...]

20/7/07

Και σιγά μην προσπαθήσω!

Και σιγά μην προσπαθήσω! Δε φτάνει που με πρήζουν τόσα χρόνια, πρέπει να προσπαθήσω κιόλας! Αμ δε! Να πάνε να κόψουν το λαιμό τους!

Από μικρός τους έλεγα, σταματείστε να τσακώνεστε, τίποτα αυτοί! Γιατί δεν χωρίζετε, τους έλεγα! Χαμπάρι αυτοί! Άκουγα τη μάνα μου να κλαίει, προσπαθούσα να την παρηγορήσω... Και μετά; Λιγάκι ίσιωνε κι έπειτα πάλι εκεί! Στο μαλάκα! Και μετά άντε άλλος ένας γύρος από την αρχή! Μετά έσκαγε μύτη ο πατέρας μου! Τί να κάνει με τη μάνα μου, μήπως να της μιλούσα εγώ... Άντε και να της μιλήσω! Και μετά πάμε πάλι από την αρχή!

Κόλαση φίλε, κόλαση! Άσε που έβρισκα και τον μπελά μου τελικά! "Κι εσύ γιατί ανακατεύεσαι;" μου είπε μια μέρα η μάνα μου. Έλα ντε! Γιατί; Ε βαρέθηκα να τους ακούω! Κι έπειτα τί κακό έχει να μπορείς να πάρεις κάτι και να νιώθεις καλύτερα; Να μη σε νοιάζει είτε φωνάζουν, είτε σκοτώνονται, είτε φιλιώνουν; Τους σιχάθηκα! Και μαζί τον εαυτό μου!

Και τη γκόμενα τη σιχάθηκα πια! Στην αρχή γούσταρα τρελά! Ήθελα όλο πλάι της να'μαι! Άσε που ανακάλυψα πως τα λέω καλύτερα όταν έχω πιει! Τζάμι μιλάμε! Μπερκέτ! Και σιγά σιγά, πώς έγινε κι αυτό, δεν κατάλαβα! Άρχισε η γκρίνια... Μη αυτό, μη εκείνο! Όλο κάτι δεν της αρέσει, όλα κάτι τη θυμώνει... Δεν πα να γ... κι αυτή! Κι όλο μιλάει! Δεν κάνει τίποτα άλλο από το να μιλάει! Πω πω αδελφέ μου, βαρέθηκα να την ακούω να μιλάει χωρίς να λέει τίποτα!

Γι' αυτό κι εγώ πίνω τα ντρόγκια μου και χαλαρώνω! Όχι θα κάτσω να σκάσω! Κι από προχτές το μάθανε όλοι. Δε ξέρω τί έγινε, αλλά με βρήκαν λέει στην τουαλέτα, ανάσκελα! Άκου να δεις ρε φίλε! Και χαμπάρι δεν πήρα! Εγώ είχα πιει τα συνηθισμένα. Απλά έγινα από αλλού απ' ότι συνήθως, γιατί έλειπε ο Μήτσος. Διακοπές ο μάγκας! Τες πα! Βρήκα σταφ απ'αλλού. Καλό λέει. Ε κι έγινα. Και μάλλον ήταν καλο μάγκα μου! Κι έκλασα! Αλλά έπεσα κιολας! Δεν κατάλαβα πως! Κι έμεινα. Και με βρήκαν... Και χέστηκαν πάνω τους! Χα χα χα! Μιλάμε τα είδαν όλα! Πλάκα έχει αυτό!

Με τρέχαν στα νοσοκομεία. Πλακώσαν οι γιατροί, οι ψυχίατροι... Άντε γειά καταστάσεις! Κι άντε πάλι οι καβγάδες! "Έίδες τι έκανες στο παιδί με τις μαλακίες σου; Στα'λεγα εγώ!" και "Εσύ μιλάς; Τολμάς και μιλάς; Που γυρνάς με τη μια και με την άλλη... Πατέρας είσαι εσύ;" και "Ναι, βγάλ' τη σκούφια σου και βάρα με! Ο πιτσιρικάς που σε γ...; Καλά είναι;" και άλλα τέτοια γραφικά! Και μου τα πρήζουν όλοι μαζί! Μια ομορφιά! Κι όλο, "Πρέπει να κάνεις μια προσπάθεια! Πρέπει να σωθείς!"... Μα τί λες τώρα;! Από τί να σωθώ; Από τι σκατά να σωθώ;! Πάντως από αυτούς δεν το βλέπω! Δεν χαμπαριάζουν αδελφέ μου!

Γι' αυτό κι εγώ τους έχω και γραμμένους! Και σιγά μην προσπαθήσω! Δε φτάνει που με πρήζουν τόσα χρόνια, πρέπει να προσπαθήσω κιόλας! Αμ δε! Να πάνε να κόψουν το λαιμό τους!...

16/7/07

15/7/07

Σταμάτα να το σκέφτεσαι...


"Όλο τ'απόγευμα δεν είπα τίποτα, κρύβω τα λόγια μου μ' ένα τσιγάρο..."


Καθισμένος στο γραφείο του, ο καφές να'χει από ώρα παγώσει, σκαλίζει τα χαρτιά του. Κάπου εδώ ήταν, μα πού; Όχι ότι έχει κι ιδιαίτερη σημασία πια. Απλά, να υπάρχει... Έτσι κι αλλιώς εκείνη έφυγε κι αυτό δεν αλλάζει. Σταμάτα να το σκέφτεσαι! Σταμάτα να τη σκέφτεσαι! Δεν άξιζε, το είδες. Δεν ήταν για σένα. Δεν ήταν γενικώς. Δε μπορούσε, δεν ήθελε, ανάθεμα κι αν καταλάβαινε κι αυτή τί ήθελε. Μιά έτσι και μιά αλλιώς. Μιά κρύο και μιά ζέστη. Πώς να βγει έτσι άκρη;...


Στην αρχή τον είχε γοητεύσει. Ήταν διαφορετική απ'όλες τις γυναίκες που είχε ως τότε συναντήσει. Ο τρόπος που κάπνιζε. Ο τρόπος που καθόταν. Ο τρόπος που συζητούσε. Που παρέθετε το ένα επιχείρημα πλάι στο άλλο. Αψεγάδιαστος συλλογισμός. Αντρίκιος τρόπος, θα'λεγες, μα συνάμα τόσο ανεπιτήδευτα γυναικείος, τελείως δικός της τρόπος. Ο τρόπος που χτυπούσε τα πλήκτρα της γραφομηχανής, όταν έγραφε όλα εκείνα τα απίστευτα, υπέροχα κείμενα, με το αιώνια κρεμασμένο τσιγάρο στο στόμα, λες κι ήθελε να βγάλει όλο της το θυμό πάνω στα πλήκτρα. Κι όμως, τα κείμενά της άρτια. Οι λέξεις της, όπως τις ταίριαζε, κέντημα ζωγραφιά πάνω σε καμβά... Σταμάτα να το σκέφτεσαι! Σταμάτα να τη σκέφτεσαι!


Τα μάτια της. Ναι, αυτό ήταν. Η έκφραση των ματιών της, όταν του μίλαγε. Αυτό ήταν. Αυτό του έλειπε περισσότερο απ'όλα. Τον αποδεχόταν ισότιμα αυτή η έκφραση. Τον έκανε κι ένιωθε αρσενικό. Άντρας. Όλος ο υπόλοιπος συρφετός του απευθυνόταν σα να'ταν ακόμη παιδί. Ένα μεγάλο παιδί. Τον βόλευε βέβαια αυτό. Σαφώς και τον βόλευε. Δεν περίμενε κανείς τίποτα καλό από κείνον. Εκείνη όμως φαινόταν να πιστεύει σ'εκείνον. Και να περιμένει από κείνον τα πάντα. Και σα να μεγάλωνε όταν ήταν μαζί της. Σα να σοβάρευε κάπως. Και να σκεφτεί κανείς πως την περνούσε δεκαπέντε χρόνια...


Αυτό ήταν το καλύτερο. Αφού δε γινόταν αλλιώς. Αφού έτσι έγινε, έτσι έπρεπε να γίνει. Έτσι θα έλεγε εκείνη αν ήταν τώρα εδώ... Μα πού στην ευχή το έβαλε; Του το είχε χαρίσει επιστρέφοντας από κάποιο της ταξίδι. Το είχε λέει διαλέξει ανάμεσα σε εκατοντάδες άλλα. Ήταν το τέλειο δώρο. Έτσι το είχε πει. Το θυμάται πολύ καλά τη στιγμή. Το τέλειο δώρο για κείνον... Τον είχε ξαφνιάσει τότε. Το παράχωσε σ'ένα συρτάρι και το ξέχασε... Γιατί έφυγε; Τί διάολο έπρεπε να κάνει δηλαδή για να την κρατήσει; Οι φίλοι δεν βρήκαν λέξη να πουν. Τον κοίταζαν βουβοί. Λες και σιωπηλά τον κατηγορούσαν για ότι έγινε. Μα τί μπορούσε να κάνει;


Ή ζωή του ήταν στρωτή μέχρι που τη συνάντησε. Δουλειά, σπίτι, γκόμενες, ποτά και ύπνος. Μια χαρά. Όχι δεν ήταν μια χαρά. Ποιόν κοροϊδεύει; Ένιωθε συνεχώς μια έλλειψη. Ένα κενό. Λες και έλειπε ο ίδιος από την κατά τα άλλα στρωτή ζωή του. Τον εαυτό του του χάρισε εκείνη. Τον εαυτό του, όπως τον έβλεπε να καθρεφτίζεται στα μάτια της. Και μια πιθανότητα για ένα αύριο. Ένα πιο χρωματιστό αύριο. Πρέπει να σταματήσει να τη σκέφτεται. Δε μπορεί να δουλέψει απόψε με τίποτα.


Πρέπει να σκεφτεί λογικά. Δεν ήταν δα και τίποτα ιδιαίτερο. Μια γυναίκα ήταν. Και υπάρχουν εκατομμύρια γυναίκες. Έφυγε αυτή, θα έρθει μια άλλη. Μια καλύτερη. Μιά άλλη. Μιά ξένη. Θα εισβάλλει στη ζωή του και πάλι θα καταπιέζεται... Όχι! Δε θα είναι έτσι. Θα είναι γλυκιά και θα τον φροντίζει... Και θα την βαριέται... Σκατά! Εκείνη δεν την βαριόταν με τίποτα. Ήταν πάντα μια ξεχωριστή στιγμή όταν ήταν κοντά της. Ήθελε να είναι κοντά της. Δεν ήθελε να την κάνει όπως με κάθε άλλη γκόμενα που είχε συναντήσει πριν από κείνη... Ήθελε να είναι εκεί. Να τον τυλίγει η μυρωδιά της, τα χέρια της, η αγκαλιά της... Πρέπει να σταματήσει να σκέφτεται. Μα που διάβολο το'χει βάλει;


Δεν έχει χρόνο για όλα αυτά. Δεν έχει καιρό για σκέψεις και συναισθήματα. Ποτέ δεν είχε. Είχε τόσα πράγματα να κάνει. Τόσοι άνθρωποι βασίζονται σε κείνον. Εξαρτώνται από κείνον... Δε θα έπρεπε να τους έχει αφήσει να το κάνουν. Εκείνη το έλεγε διαρκώς. "Τους κάνεις κακό. Είναι σα να τους φυλακίζεις, δένοντάς τους πάνω σου. Και κάνεις κακό και στον εαυτό σου. Έρωτας και ελευθερία. Έτσι θα έπρεπε να είναι. Ελεύθεροι."


Ελεύθερη. Ήταν ελεύθερη. Εκείνη. Και τώρα πιο ελεύθερη από ποτέ. Πώς θα μπορούσε να κρατήσει μια τέτοια γυναίκα; Πάντα ένιωθε λίγος, τώρα νιώθει ένα τίποτα. Τον είχε προειδοποιήσει. Αν τουλάχιστον την είχε ακούσει... Μα πρέπει να σταματήσει να τη σκέφτεται. Δεν οδηγεί πουθενά όλη αυτή η άγονη σκέψη... Νάτο! Επιτέλους το βρήκε! Πέντε παρά είκοσι. Το πρωί. Κοίτα που σε λίγο ξημερώνει... Το μόνο που έχει μείνει πιά. Ο χρόνος. Το μόνο που δεν έχει πια εκείνη. Του χάρισε το χρόνο. Και το δικό της. Παραιτήθηκε από το χρόνο της. Σα να μην είχε τίποτε άλλο να του δώσει... Σα να μην είχε τίποτα άλλο να ζήσει στο επόμενο δευτερόλεπτο. Στα σκουπίδια. Να πάει στο διάβολο! Τί να τον κάνει πια το χρόνο;...

11/7/07

Πρόσκοποι στη μάχη με τις φλόγες



Ρεπορτάζ στη σημερινή ΕΛΕΥΘΕΡΟΤΥΠΙΑ - 11.07.2007.
Πάτησε πάνω στην εικόνα για να το διαβάσεις...

Η θεία η Σοφία.




Η πιό γιαγία γιαγιά που είχα ποτέ...

Χήρεψε νέα. Πολύ νέα. Ο Γιάννης της έφυγε μέσα σε μεγάλο πάθος και ένταση. Έμφραγμα την ώρα που η αγαπημένη του ομάδα, ο Παναθηναϊκός έβαζε γκολ. Πέθανε από τη χαρά του. Μέσα στο στάδιο. Πάνω στην κερκίδα άφησε την τελευταία του πνοή. Και βύθισε εκείνη και τα παιδιά τους στο πένθος.

Ήταν μικρά τα παιδιά τότε. Ο Κώστας, ο πρωτότοκος, που είχε το όνομα του παππού που έμεναν μαζί, κι ο Θανάσης, ο μικρός, λιγότερο από 2 χρόνια νεότερος από τον Κώστα. Ο παππούς ο Κώστας στάθηκε στο πλάι της νεαρής χήρας. Σαν παιδί του την είχε. Σαν πατέρας στάθηκε και για τα παιδιά της. Τα εγγόνια του.

Εκείνη ήταν νοικοκυρά από τις λίγες. Αρβανίτισσα και μενιδιάτισσα, νευρική γυναίκα, δε στεκόταν λεπτό. Έπρεπε να μαγειρέψει, να πλύνει, να φροντίσει τον κήπο και το περιβολάκι τους, μαζί με τον παππού. Φρόντιζε και τη γιαγιά την Αγγέλω, τη μάνα του Γιάννη, που ήταν κατάκοιτη, μέχρι τα τελευταία της. Πάντα κάποιον φρόντιζε τώρα που το σκέπτομαι. Και τον παππού τον Κώστα φρόντισε μέχρι τα βαθιά του γεράματα. Είχε την ευχή του. Κι εκείνη και τ’ αγόρια της.

Αγράμματη γυναίκα ήταν, κι όμως, κατέβαινε στη Νομική κι έπαιρνε τους βαθμούς του Κώστα που σπούδαζε δικηγόρος. Τον βοήθησε να διαβάζει, τον φρόντιζε μέχρι που παντρεύτηκε, αλλά και μετά. Ο Θανάσης πάλι, έγινε μουσικός. Καμάρι η μάνα του. Τον άκουγε να παίζει το σαξόφωνο και χαμογέλαγε. Της άρεσε να παίζει ο γιος της μουσική. Την ταξίδευε. Κι εκείνος παντρεύτηκε. Κι οι δύο νύφες της άξιες γυναίκες. Ν’ αγαπάνε τους γιούς της και να τους φροντίζουν. Μόνο αυτό ήθελε η θεία η Σοφία. Τίποτε άλλο. Τίποτε για κείνη. Πάντα για τους άλλους.

Την ινσουλίνη την ξεκίνησε από πολύ νέα. Από τη στενοχώρια του Γιάννη, έλεγε. Μα και τα δυο αγόρια της έχουν ζάχαρο. Τουλάχιστον να μην παιδεύονταν αυτά, έλεγε. Καθένας τους της έκανε κι από μια εγγονή. Η Σοφούλα, η κόρη του Κώστα και της Παρούλας πήρε και τα’ όνομά της. Μικροκαμωμένη και λεπτούλα, σπιρτόζικο, ίσως και κάπως νευρικό παιδί, είχε μοιάσει στη γιαγιά της.

Η Έλενα πάλι, η κόρη του Θανάση και της Μαριτέ, ήταν διαφορετική. «Νταρντάνα η Έλενά μου!» τη θαύμαζε η θεία η Σοφία. «Όχι σαν την άλλη τη μικρή που δεν τρώει τίποτα. Ανόρεχτο, νευρικό παιδί» έλεγε ανήσυχη. «Η Έλενα είναι σαν κι εσένα. Ότι κι αν σου’ φτιαχνα όταν ήσουνα μικρή το έτρωγες. Όλο. Η Σοφούλα, μμμ, το ένα της ξυνίζει, το άλλο της βρωμάει.»

Βλέπεις, το φαγητό για τη θεία τη Σοφία ήταν κριτήριο καλής υγείας και σωστής διαπαιδαγώγησης των παιδιών. Έπρεπε να τρώνε καλά για να πάρουν μπόι και να μην γίνουν σαν κι εκείνη που γι’ αυτό έμεινε κοντή. Γιατί στην Κατοχή, πω πωωω, τί τραβήξαμε... Γι’ αυτό φάε εσύ τώρα!»

Η θεία η Σοφία ήταν ότι πιο κοντινό σε γιαγιά έχω ζήσει στη ζωή μου. Όταν γεννήθηκα, η γιαγιά μου, η μητέρα της μάνας μου, είχε πεθάνει μόλις, 28 ημέρες πριν. Η μάνα μου ήταν διαλυμένη, από θλίψη και κούραση. Τρία χρόνια πριν είχε χάσει και τον πατέρα της. Και φαίνεται πως όλο το πένθος ήρθε και αντέδρασε με τη γέννησή μου. Κατέρρευσε η μάνα μου.

Η θεία Σοφία ήταν η πρώτη που μ’ έπιασε στα χέρια της. Η πρώτη που χάρηκε για τη γέννησή μου. Εκείνη κι ο πατέρας μου. Μ’ έπλενε, με άλλαζε, με φρόντιζε, μου τραγουδούσε, με νανούριζε να κοιμηθώ. «Σα μάνα μου ήταν», έλεγε η μάνα μου στο τηλέφωνο κλαίγοντας σήμερα που μου τηλεφώνησε να μου πει πως «η θεία η Σοφία» κοιμήθηκε πια για πάντα. «Είχα εγώ κανέναν άλλον;... Εκείνη ήταν κοντά μου για όλες τους...». Εννοούσε για τη μάνα της, τη γιαγιά μου τη Φρόσω, την αδελφή της μάνας της, τη θεία τη Μάτα, τη γιαγιά της τη Σοφία, που είχε και το όνομά της. Για όλες τις νεκρές.

Δεν είχαμε συγγένεια εξ αίματος με τη θεία τη Σοφία. Είχαμε συγγένεια ψυχής όμως, και από τις πολύ ισχυρές. Και συγγένεια χαδιού. Και φροντίδας. Κι αγάπης. Κι ας μην την έβλεπα συχνά τα τελευταία χρόνια. Όταν ήμουν μικρή, ήταν συνεχώς στο σπίτι μας. «Τρέχα θεία Σοφία» της έλεγε η μάνα μου. Κι εκείνη παράταγε τα πάντα κι έτρεχε. Να κρατήσει εμένα, όταν ήμουν πολύ μικρή, τον αδελφό μου, όταν γεννήθηκε αργότερα, να ταϊσει τις γάτες, όταν φεύγαμε διακοπές, να σταθεί όπου τη χρειαζόμασταν. Και πάντα αγόγγυστα έτρεχε, προσπαθούσε, αγωνιζόταν για όλα. Και χαμογελαστή.

Έτσι τη θυμάμαι πάντα. Χαμογελαστή. Και πολυλογού. Μιλούσε κάνοντας χειρονομίες. Ήταν περιγραφική η θεία η Σοφία. Όταν κάτι διηγούνταν, ήταν σα να το είχες ζήσει. «Μμμμ, τι αρχοντογυναίκα που ήταν η γιαγιά σου! Κρίμα που δεν την πρόλαβες! Τη σεβόμασταν όλοι! Και μου είχε φερθεί καλά! Πάντα ευγενική, αλλά και λίγο απόμακρη. Ήταν σα να ήταν πιο ψηλή από μας… Ε, καλά, εγώ είμαι και κοντή! Αλλά εκείνη, ήταν άλλο πράγμα!». Ήταν η μόνη που μου μιλούσε για τη γιαγιά μου. Φαινόταν η εκτίμηση στα μάτια της. «Α, ρε Σοφιά, μου έλεγε η γιαγιά σου! Έλα να κάνουμε και φέτος δίπλες και μελομακάρονα! Και μοσχοβόλαγε ο τόπος μαστίχες! Γιατί βάζαμε μαστίχα μέσα στα μελομακάρονα! Και πορτοκάλι! Πω πωωωω μωρή! Μοσχοβόλαγε ο τόπος!»

Πάντα εκδηλωτική σε όλα της. Όταν κάποτε ήρθε μαζί μας διακοπές στον Όλυμπο, το πρώτο πράγμα που ανεφώνησε έκπληκτη ήταν το αξέχαστο «Πω πωωω βλήτα!!!». Και τώρα που το γράφω χαμογελάω. Ήταν εκείνο το αρβανίτικο λάμδα βαρύ κι ασήκωτο. Είχαμε πέσει κάτω από τα γέλια. Γελούσε κι εκείνη μαζί μας. Χαιρόταν με τη χαρά μας. Λυπόταν με τη λύπη μας. Άνθρωπος ψυχή. Καθαρή ψυχή. Θεοφοβούμενη γυναίκα, αντιλαμβανόταν το Θεό αγνά και ξεκάθαρα. Τις Κυριακές πήγαινε στην εκκλησία ανελλειπώς. Πάντα αναρωτιόμουν αν καταλάβαινε τι άκουγε. Μα ήταν τετραπέρατη. «Μετά το δι’ευχών ο Αμβρόσιος ήρθε κοντά μου και μου’δωσε αντίδωρα! Για τα παιδιά μωρή Σοφιά! Να’ναι καλά!». Πάνε χρόνια που πέθανε κι ο πατέρας Αμβρόσιος. Την είχε βοηθήσει κι εκείνος όσο μπορούσε.

Τα οικονομικά της ήταν όλα – όλα η σύνταξη του Γιάννη της. Έτσι μεγάλωσε τα παιδιά. Και ότι έβγαζε από τον κήπο της. Κεράσια, ντομάτες, αγγουράκια, αυγά φρέσκα από τις κότες της. Τα περίφημα αυγά της θείας της Σοφίας. Μου έφτιαχνε πάντα αυγό βραστό, ανακατεμένο με φέτα. Έκοβε και μπουκίτσες το ψωμί και μου τ’ ανακάτευε όλα μαζί σε μια κούπα… Ακόμη λατρεύω τ’ αυγά θεία Σοφία. Γιατί τα ετοίμαζες με όλη σου την έννοια κι όλη σου την αγάπη κι εγώ πεινούσα πολύ γι’ αυτά. Κι εσύ το ένιωθες. Και απλόχερα τα έδινες με όλη σου την καρδιά.

«Τώρα εσύ θα είσαι η μεγάλη αδελφή για τα αγόρια μου», είπε στη μάνα μου πριν από λίγο καιρό. «Κουράστηκα πια μωρή Σοφιά, είναι πια καιρός να πεθάνω.» Το ένιωθε η θεία η Σοφία. Στα τελευταία της, τα παιδιά της την περιποιήθηκαν όσο καλύτερα μπορούσαν. Πάντα εκτιμούσαν τον αγώνα που έκανε όλη της τη ζωή για τους δυό τους και για τις οικογένειές τους. Ίσως η πιο άξια γυναίκα, η πιο άξια μάνα που έχω συναντήσει ποτέ μου. Κι η πιο άξια γιαγιά. Σπουδαία γυναίκα ήταν η θεία η Σοφία. Τιμή για μένα κι ευτυχία που τη συνάντησα. Μου έδειξε τι σημαίνει να είναι κανείς καλός και χρήσιμος άνθρωπος. Μου έδειξε έναν τρόπο να αγαπάω. Πλέρια, πλατιά, χωρίς αναστολές. Γιατί η αγάπη για τη θεία τη Σοφία ήταν δόσιμο. Δόσιμο άνευ όρων.

Σ' ευχαριστώ για όλα θεία Σοφία...
Αντίο...

10.07.2007

9/7/07

Γράφω, γράφεις, γράφει... Γράφουμε, γράφετε, γράφουν...



Αφιερωμένο στον Pilgrim... Με αφορμή το κείμενό του "Πώς να κρυφτείς απ'το καλοκαίρι;... Και στον Manground... Που με τα σχόλιά του με έκανε να σκεφτώ πιο πλατιά...


Γράφω, γράφεις, γράφει... Γράφουμε, γράφετε, γράφουν...

Κι είναι κραυγές τα κείμενά μας... Κραυγές απελπισίας, κραυγές μοναξιάς, κραυγές που απευθύνονται στον Άλλον... Σ'έναν Άλλον που νιώθει, που καταλαβαίνει, που νοιάζεται, που θέλει να μας χαϊδέψει τα μαλλιά και να μας πιάσει το χέρι... Σ'έναν Άλλον που κραυγάζει κι εκείνος από πόνο, από μοναξιά, από φόβο και έλλειψη... Σ'έναν Άλλον της παρουσίας, της διαθεσιμότητας, της συντροφικότητας... Σ'έναν Άλλον της επιθυμίας...

Κι είναι καράβια τα κείμενά μας... Ιστιοφόρα που στην αρχή δειλά -δειλά κι έπειτα περήφανα αρμενίζουν σε ξένες θάλασσες, φιλοδοξώντας να φτάσουν στον Άλλον... Στον Άλλον που ενδιαφέρεται, που αγωνιά, που μας σκέπτεται, που θέλει να τα υποδεχτεί φορώντας λινό κουστούμι στο χρώμα της άμμου, ένα κυριακάτικο καλοκαιρινό πρωινό στο λιμάνι της ψυχής του... Στον Άλλον της προσμονής και της ελπίδας... Τον Άλλον του μοιράσματος...

Κι είναι ζεστό ψωμί τα κείμενά μας... Φτιαγμένα με όλη μας την προσοχή, που μοσχομυρίζει μόλις βγαίνει απ'το φούρνο... Φτιαγμένα με όλη μας την αγάπη... Όλη αυτή την αγάπη που τη φυλάμε τόσον καιρό, τόσα χρόνια, για να τη χαρίσουμε στον Άλλον... Να τη χαρίσουμε με την κρυφή προσμονή να ευχαριστήσει τον Άλλον... Τον πεινασμένο Άλλον, τον Άλλον της μοναξιάς, της στέρησης, της αναμονής... Τον Άλλον της απόλαυσης...

Κι είναι δροσερό νερό τα κείμενά μας... Αναβλύζει από τα βάθη της ψυχής μας, περνάει μέσα από βράχια και Συμπληγάδες... Περνάει βουνά και κοιλάδες, βιώματα και πληγές... Περνάει μέσα από το δάκρυ και τη βροχή, για να φτάσει να δροσίσει τον Άλλον... Τον Άλλον της δίψας, της ερήμου, της καυτής πέτρας και της υπομονής... Τον Άλλον της στέρησης...

Γράφω, γράφεις, γράφει... Γράφουμε, γράφετε, γράφουν...

Με μοναδικό προορισμό τον Άλλον της γλώσσας, το μουγγό Άλλον της ομιλίας που σωπαίνει και διαβάζει όλα τούτα τ'αλφαριθμητικά σύμβολα που ξαπλώνουμε τόσο ηδονικά στο χαρτί ή στην οθόνη του υπολογιστή μας... Κι αυτός ο Άλλος, είναι πριν απ'όλα αντικατοπτρισμός του εαυτού μας... Αυτιστικός, εγωιστικός Άλλος... Ένας καθρέφτης από κείνους τους παλιούς, στο σπίτι της γιαγιάς... Μπαρουτοκαπνισμένο γυαλί...

Αυτός ο Άλλος είναι η φαντασίωση που χρόνια κουβαλάμε του απονεκρωμένου ιδανικού Άλλου στον καθρέφτη ενός ιδανικού, τέλειου όσο και νεκρού εαυτού... Είναι ο ίδιος φαντασιακός Άλλος που μας έκανε να φύγουμε τρέχοντας από την τελευταία μας σχέση, σκεπτόμενοι "Φοβάμαι να μείνω μόνος, αλλά θα φύγω... Μου αξίζει κάτι καλύτερο..."

Αυτός ο Άλλος, ο τόσο βαριά επενδυμένος στην ψυχή μας είσαι εσύ φίλε, συνοδοιπόρε συν-γραφέα κι αναγνώστη... Καπετάνιε και πρωτοδεύτερε του διπλανού ιστιοφόρου... Toi, hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère...

Η επόμενη μέρα...


ΠΑΡΑΚΑΛΩ ΠΟΛΥ ΠΡΟΩΘΗΣΤΕ ΑΥΤΟ ΤΟ ΜΗΝΥΜΑ

Αγαπητοί φίλοι.


Όλοι μαζί και ο καθένας προσωπικά θρηνούμε για την καταστροφή στην Πάρνηθα.

Όλοι μαζί και ο καθένας προσωπικά θέλουμε εδώ και τώρα να κάνουμε κάτι για να ξαναδούμε τον Εθνικό Δρυμό υγιή και ζωντανό.

Όλοι μαζί και ο καθένας προσωπικά πρέπει με ψυχραιμία να κάνουμε ό,τι καλύτερο για να βοηθήσουμε.


Αυτή τη στιγμή, το καλύτερο που μπορούμε να κάνουμε είναι:

- Να μην ανέβουμε στην Πάρνηθα. Το οικοσύστημα είναι εξαιρετικά ευαίσθητο και η αυξημένη ανθρώπινη παρουσία στα καμένα θα το επιβαρύνει ακόμα περισσότερο, ενώ στις περιοχές που δεν έχουν καεί η ανθρώπινη παρουσία μπορεί να ενοχλήσει τα ζώα που έχουν συγκεντρωθεί εκεί.

- Να μην ταίζουμε τα ελάφια. Το Δασαρχείο έχει αναλάβει πλήρως τη σίτιση των ελαφιών, όπου αυτό απαιτείται και το WWF Ελλάς έχει ξεκινήσει πρόγραμμα περίθαλψης σε συνεργασία με το Πανεπιστήμιο Θεσσαλονίκης. Το ανεξέλεγκτο τάισμα έλκει τα ελάφια στις καμένες περιοχές, από τις οποίες πρέπει να απομακρυνθούν προσωρινά, ενώ πιθανότατα μπορεί να τα βλάψει σοβαρά.

- Να μη φυτεύουμε δέντρα. Οι ανεξέλεγκτες φυτεύσεις δέντρων και θάμνων χωρίς κανένα σχέδιο μπορεί να προκαλέσουν πολύ μεγάλη επιβάρυνση, σχεδόν αντίστοιχου μεγέθους με αυτήν που προκάλεσε η πυρκαγιά, στο οικοσύστημα που προσπαθεί να ανακάμψει. Οι όποιες αναδασώσεις γίνουν θα πρέπει να γίνουν βάση μελέτης.


Μπορείτε να μείνετε κοντά μας για να ενημερώνεστε τις νέες εξελίξεις και να εγγραφείτε στο site μας (www.wwf.gr) για να προσφέρετε εθελοντική εργασία στις μελλοντικές εργασίες αποκατάστασης. Μπορείτε επίσης να υπογράψετε την έκκληση του WWF Ελλάς (www.politics.wwf.gr) προς τον Πρωθυπουργό για αποκατάσταση της Πάρνηθας και προστασία των δασών της χώρας.

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Κωνσταντίνος Λιαρίκος
Οικονομολόγος MSc, DSPU
Υπεύθυνος περιβαλλοντικών δράσεων
WWF Ελλάς
Φιλελλήνων 26 105 58 Αθήνα
Τηλ. 210-3314893
e-mail: c.liarikos@wwf.gr




Υ.Γ. Αν επιμένεις να θέλεις να δεις πως είναι πλέον, μπες εδώ... Τραβήχτηκε 5 μέρες μετά τη φωτιά...

http://www.youtube.com/watch?v=sj20biVB9TA

Εκείνη...

7/7/07

Ένας «αθόρυβος» αγωνιστής, που δεν «πουλάει» στα ΜΜΕ!!!

"Ένας «αθόρυβος» αγωνιστής, που δεν «πουλάει» στα ΜΜΕ!!!, γιατί δεν εκπληρώνει τίποτα από το τρίπτυχο «ΑΙΜΑ-ΣΠΕΡΜΑ-ΒΙΑ» και δεν βγήκε να «τα χώσει» στην Πυροσβεστική και το Κράτος (παρά τα όσα «είδαν τα μάτια του» από την προηγούμενη Παρασκευή μέχρι χτές (λες και το Κράτος δεν είναι απεικόνιση του καθενός μας...)



74 τέτοιοι χτες από 10 το βράδυ μέχρι τις 6 το πρωί μαζί με 25 ΕΜΑΚ έκαναν αυτό που είχαν χρέος να κάνουν στη βόρεια Πάρνηθα,όταν όλοι οι άλλοι έχουν «ξεπεράσει» το ενοχλητικό θέμα και τα ΜΜΕ στέρεψαν από εμμετό (τους είδα να αποχωρούν ... απογοητευμένοι κατά τις 9 το βράδυ, δίνοντας ραντεβού για καμμιά μπυρίτσα!)



...την ώρα που οι MERCEDES συνωστιζόντουσαν στο TELEFERIC για να ανέβουν στη ρουλέττα να πετάξουν εκατομμύρια (και με ξυνισμένη μούρη γιατί δεν τους άφηναν να ανέβουν μέχρι απάνω με τη mercedes...)



...Ξημέρωσαν παλεύοντας με τη φωτιά όλη τη νύχτα. Φεύγουν, πάνε σπίτι, να κάνουν ένα ντους και να πάνε στις δουλειές τους (!!) Θα έρθουν οι... επαγγελματίες τώρα!

Αμοιβή τους; Η ευτυχία να αισθάνεσαι ότι έκανες το Καθήκον σου!"

Του Ηλία Λαδά - Προσκόπου.
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ΚΙ Ο ΤΥΠΟΣ...

"ΗΜΕΡΗΣΙΑ On Line 4/7/2007 11:47:43 πμ

ΑΥΤΗ ΤΗ ΣΤΙΓΜΗ ΥΠΑΡΧΟΥΝ ΣΤΗ ΧΟΥΝΗ ΤΟΥΛΑΧΙΣΤΟΝ 20 ΜΙΚΡΟΕΣΤΙΕΣ ΜΕΣΑ ΣΕ ΖΩΝΤΑΝΟ ΔΑΣΟΣ ΠΟΥ ΣΙΓΟΚΑΙΝΕ. ΑΝ ΓΥΡΙΣΕΙ Ο ΑΝΕΜΟΣ ΣΕ ΝΟΤΙΟΔΥΤΙΚΟ ΚΑΙ ΦΟΥΝΤΩΣΟΥΝ Η ΦΩΤΙΑ ΘΑ ΦΤΑΣΕΙ ΣΤΟ ΦΛΑΜΠΟΥΡΙ ΚΑΙ ΜΕΤΑ ΚΟΡΟΜΗΛΙΑ-ΜΕΣΣΙΑΝΟ ΝΕΡΟ-ΑΓ.ΠΕΤΡΟ ΚΑΙ ΜΟΛΑ. ΑΥΤΑ ΕΙΝΑΙ ΚΑΙ ΤΑ ΜΟΝΑΔΙΚΑ ΣΗΜΕΙΑ ΤΟΥ ΔΡΥΜΟΥ ΠΟΥ ΔΕΝ ΕΧΟΥΝ ΑΚΟΜΗ ΚΑΕΙ. ΟΠΟΙΟΣ ΛΟΙΠΟΝ ΕΧΕΙ ΠΡΑΓΜΑΤΙΚΟ ΕΝΔΙΑΦΕΡΟΝ ΝΑ ΠΑΡΕΙ ΜΙΑ ΤΣΑΠΑ ΚΑΙ ΕΝΑ ΦΤΥΑΡΙ ΚΑΙ ΝΑ ΞΕΚΙΝΗΣΕΙ ΑΠΟ ΤΕΛΕΦΕΡΙΚ ΝΑ ΑΝΕΒΑΙΝΕΙ ΤΟ ΦΑΡΑΓΓΙ ΚΑΙ ΟΠΟΥ ΒΡΙΣΚΕΙ ΕΣΤΙΕΣ ΝΑ ΤΙΣ ΠΕΡΙΟΡΙΖΕΙ. ΑΥΤΗ Η ΔΟΥΛΕΙΑ ΘΕΛΕΙ ΧΕΡΙΑ, ΧΡΟΝΟ ΚΑΙ ΑΜΕΣΗ ΔΡΑΣΗ. ΕΙΜΑΙ ΕΚΕΙ ΜΕΣΑ ΤΡΙΑ 24ΩΡΑ ΚΑΙ ΟΙ ΜΟΝΟΙ ΠΟΥ ΕΧΟΥΝ ΒΟΗΘΗΣΕΙ ΕΙΝΑΙ ΟΙ ΠΡΟΣΚΟΠΟΙ ΚΑΙ ΜΙΑ ΟΜΑΔΑ 10 ΑΤΟΜΩΝ ΤΗΣ ΕΜΑΚ."

"Ελευθεροτυπία on line 02.07.07

Ανιση μάχη

Παρασκευή προς Σάββατο και σε ό,τι σώθηκε στην ανατολική πλευρά της Πάρνηθας δίνουν μάχη με τη φωτιά 75 ενήλικες βαθμοφόροι πρόσκοποι. Μόνοι αυτοί όλη τη νύχτα, με περίπου 35 κατάκοπους πυροσβέστες και με μόνο όπλο, όπως έλεγε χαρακτηριστικά χθες ένας από αυτούς, «την αγάπη για ένα δάσος στο οποίο πρωτομπήκαμε παιδιά».

Απόντες από το μέτωπο της καταστροφής εκείνη την ώρα η Πολιτεία με τους σχεδιασμούς της, αλλά και οι ποικιλώνυμες, ενίοτε και πανάκριβες, εθελοντικές οργανώσεις.

«Χάθηκε ένα χιλιόχρονο δάσος γιγάντων», συμπλήρωνε ένας από τους εθελοντές, που πάλευε με τις φλόγες. Και η αναισθησία χιλίων πιθήκων περίσσεψε, θα προσθέταμε εμείς. Σ.ΜΠΑ."

6/7/07

Από μικρή φοβόταν το σκοτάδι...


Από μικρή φοβόταν το σκοτάδι. Της το'μαθε ο πατέρας της, κλειδώνοντάς την στην υγρή και γεμάτη ποντίκια αποθήκη. Το πάλεψε, μαζί με όλα τ' άλλα και κατάφερε να φοβάται περισσότερο τους ανθρώπους από το σκοτάδι. Κατάφερε ακόμη να τους ξεγελάσει όλους, ότι μεγάλωσε, κάπου εκεί γύρω στα τριάντα της. Να πάψουν πια να της ζητούν. Να πάψουν πια να θέλουν. Φίλιωσε με το σκοτάδι, χρειαζόταν βλέπεις ένα σύμμαχο. Κι άλλωστε, και μέσα της σκοτάδι κακοφόρμιζε.

Κι εκείνος ο κόμπος στο λαιμό δεν έλεγε να την αφήσει. Παρών σ' όλες τις στιγμές. Στις μασκαράτες, στις επαναστάσεις, στους έρωτες, στις αλητείες. Δώρο από τον πατέρα. Να φοβάται ήθελε εκείνος. Να μη φαίνεται, πείσμα στο πείσμα εκείνη. Πάλευε τους φόβους μαζί με τον κόμπο στο σκοτάδι. Και πώς αλλιώς; Πάλευε τους φόβους με πόλεμο, με επίθεση κατά μέτωπο. Ήταν ζήτημα τιμής, να μην παραδεχτεί. Ποτέ δε θα παραδεχόταν το σκοτάδι, τον κόμπο, το φόβο.

Δεν ανεχόταν την ήττα, εκείνη, η ηττημένη από πάντα. Να μη φαίνεται τουλάχιστον. Κάπου διάβασε πως ο φόβος έχει μυρωδιά. Από τότε πλενόταν με αρωματικά σαπούνια. Να κρυφτεί. Στο σκοτάδι. Που φοβόταν. Που λάτρευε. Να μην κλάψει. Κι αυτό ήττα λογιζόταν.

Όλο το πρόβλημα ήταν πως ο πατέρας ήθελε αγόρι. Προσπάθησε. Έβαλε τα δυνατά της να γίνει αγόρι. Η φύση της, η ίδια της η φύση την πρόδιδε με κάθε της ανάσα. Το σώμα της, κόντρα στο μυαλό, φούσκωνε. Απέκτησε κοιλάδες και βουνά. Έμοιασε της μάνας της. Η μάνα της σιχαινόταν τα μωρά. Σιχαινόταν τα παιδιά. Κι εκείνη, σιχαινόταν τη μάνα της. Δε μύριζε φόβο εκείνη. Μύριζε θυμό. Και κούραση. Και έχθρα. Μίσος. Κι αγάπη. Hainamoration της είπε μια μέρα ο αναλυτής της. Έτσι το ονόμασε ο Λακάν αυτό το συναίσθημα.

Πάλευε με το φόβο, με το θυμό, με το μίσος, με το σώμα της, με τους ανθρώπους. Πάλευε για να' χει το δικαίωμα αύριο να γεννηθεί ένα άλλο παιδί. Ένας άλλος. Αγόρι ή κορίτσι. Ότι πρόσταζε η φύση. Ότι ένιωθε το ίδιο μέσα του. Πέρα από προκαταλήψεις. Πέρα από φόβους. Για να' χει το δικαίωμα να μιλάει, εκείνο το άλλο παιδί. Όχι όπως εκείνη.

Μέχρι που κατάλαβε πως έτσι γινόταν η ίδια το θηρίο. Κατάλαβε πως η φύση της ήταν να επιθυμεί. Μόνο να επιθυμεί. Όχι να θέλει. Και πως το δίκιο και τ' άδικο δεν το όριζε εκείνη. Το όνομα του Πατρός. Εκείνος. Ο πατέρας. Πάλι μπροστά της. Συμβολικός. Αθάνατος νεκρός. Μνημείο του νόμου που πρέσβευε. Πώς να τα βάλει με το σύμβολο;

Σμήνος οι πατέρες γύρω της. Νοίκιασε το σώμα της σε χαμηλές τιμές. Να μην πάει χαμένο τουλάχιστον. Κι ας μην άξιζε. Χωρίς να την ενδιαφέρει. Να χαθεί στην απόλαυση. Να πάψει να επιθυμεί. Να ξορκίσει το ξένο. Να γίνει οικείο, μέσα από τον έρωτα. Μακριά από την αγάπη. Η αγάπη ήταν φόβος. Το διάβασε κι αυτό. Ο φόβος ήταν που ένωνε τους ανθρώπους. Μακριά λοιπόν από τον Άλλον. Και το πιο μακριά που βρήκε ήταν μέσα στον Άλλον. Να πάψει να φοβάται.

Κι εκείνη την ημέρα, για να νικήσει ξεκίνησε, παραδινόμενη. Μόνο που εκείνος δεν ασχολήθηκε με το σώμα, αλλά με την ψυχή της. Τη ρωτούσε, κι εκείνη μίλαγε. Όλη τη νύχτα μίλαγε. Κύλαγαν οι λέξεις, βροχή, στα μάγουλά της. Κύλαγαν στα βρώμικα σεντόνια του φθηνού ξενοδοχείου. Κύλαγαν στη μοκέτα, στους καθρέφτες, στα μάτια του. Εξημέρωση το λένε αυτό, διάβασε κάπου. Γιατί της το έκανε αυτό; Γιατί; Γιατί δε στάθηκε στο σώμα; Γιατί έπρεπε να πατήσει την ψυχή της μαθαίνοντάς την ν' αγαπάει;

Έπειτα όλα ήρθαν τρέχοντας. Βλέπεις ανέλαβε η φύση. Η ασθένειά του. Η δαμόκλειος σπάθη του θανάτου. Η αγάπη, λέει, πρόσταζε το χωρισμό. Απ’ την αρχή δεν την ήθελε την αγάπη. Τώρα γινόταν παραλογισμός. Πώς ξεγελάστηκε έτσι κι αφέθηκε; Πάλεψε, χωρίς να ξέρει και τι παλεύει πια. Πάλεψε την αγάπη. Πάλεψε το θάνατο. Πάλεψε την ψυχή του και τη δική της. Πάλεψε το σώμα της. Πάλεψε ακόμη και το μυαλό της. Μα ήταν αργά. Το ποτάμι δεν γυρίζει πίσω. Κι αυτό κάπου το διάβασε.

Πάλεψε, πάλεψε, μέχρι που δεν έμειναν πολλά να παλέψει. Ότι έμεινε για να παλέψει ήταν όσα ένιωθε, όσα επιθυμούσε, δηλαδή την έλλειψη και τη μοναξιά. Της πήρε χρόνο. Πολύ χρόνο. Είπε να πεθάνει, μα τελικά κατάφερε να απονεκρώσει έναν-έναν τους νευρώνες. Μία-μια τις φαντασιώσεις. Να καθυποτάξει την επιθυμία στη νεύρωση. Τη νεύρωση στη λειτουργικότητα. Τη λειτουργικότητα στη χρησιμότητα. Να ζυγιάσει το θυμό με το φόβο. Να ισορροπήσει. Ή έτσι να φαίνεται. Στους άλλους. Σε όλους τους άλλους. Να συνεχίσει μια επίφαση ζωής. Πρόβαρε και δυο τρία χαμόγελα, από κείνα τα εγκάρδια. Κι όλα συνέχισαν να συμβαίνουν.

Προσπάθησε ακόμη και να βολέψει αυτόν τον καινούργιο φόβο, την αγάπη, στα ντουλάπια της ψυχής της. Πλάι στα επικίνδυνα δηλητήρια - λέξεις της μάνας της. Εκεί παράχωσε την αγάπη. Μα δεν ήξερε πως η αγάπη στοιχειώνει. Δεν ήξερε πως κάθε βράδυ, χρόνια μετά, θα πετάγεται ιδρωμένη στον ύπνο της. Δεν ήξερε πως θα παλεύει με τους εφιάλτες μιας αγάπης που έχει πεθάνει αιώνες πριν. Τίποτε δεν μπορούσε να παλέψει το θυμό που ένιωθε πια για τον εαυτό της.

Δε μπορούσε πια να νοικιάσει το σώμα της. Βλέπεις, το είχε σημάνει εκείνος με την αγάπη του. Πάει κι αυτή η διέξοδος. Προχώρησε λοιπόν μόνη. Εντελώς μόνη. Μέχρι την ημέρα που ήρθε ένας άλλος εκείνος. Χωρίς να τον περιμένει. Χωρίς να το θέλει. Διαφορετικός. Εντελώς διαφορετικός. Και συνάμα οικείος. Τρομακτικά οικείος. Πατέρας κι αυτός, όπως πάντα. Είχε χάσει τα πάντα. Και για να τα ξαναβρεί, ήθελε, λέει, να της δώσει τα πάντα. Γι' αυτό ήρθε, λέει, χωρίς να αντιλαμβάνεται τι της ζητούσε. Κι εκείνη, τόσους πολέμους μετά, δεν αρνήθηκε. Ίσως η κούραση, ίσως το καθαρό του βλέμμα. Ίσως το μίσος, ή ο θυμός. Μπορεί και η αγάπη που είχε φυλάξει. Αν αγαπάς, αγαπάς. Έτσι είναι αυτά.

Και τώρα πάλευε τους εφιάλτες της, το θυμό και το μίσος, με όπλα το σκοτάδι, κι εκείνο το φόβο που λέγεται αγάπη. Τότε κατάλαβε πως τον εαυτό της πάλευε από την αρχή. Εγκλωβισμένη στον πατρικό νόμο. Καταδικασμένη να επαναλαμβάνει τον ίδιο κύκλο κάθε φορά. Τον κύκλο της φαντασίωσης, του συναισθήματος και του νόμου. Ενός νόμου που κανείς δεν εγγυόταν, αυθαίρετου, ασύδοτου νόμου. Κι ο κόμπος εκεί.

Χορός γύρω της όλα. Οι εικόνες, οι αναμνήσεις, οι σκέψεις, τα συναισθήματα... Κι η επιθυμία ασίγαστη... Κι η ανάγκη της να πάψει πια να κυματίζει μεσίστια... Κι η αμφιβολία... Κι η ελπίδα... Κι ο θυμός... Που κι αυτός φόβος είναι, το βλέπει τώρα καθαρά... Γαϊτανάκι όλα χορεύουν γύρω της και δεν την αφήνουν να ησυχάσει τα βράδια. Παλεύει ανεμόμυλους, φαντάσματα παλεύει...

Και σκέφτεται συνεχώς... Και γράφει, γράφει... Τίποτε σοβαρό, τίποτε ουσιαστικό... Να βγάλει άκρη προσπαθεί... Να βρει έναν αξιόλογο επίλογο... Να μη μείνει το κείμενο χωρίς τέλος... Ή, αν μη τι άλλο, να μπορεί να βάλει μια άνω τελεία... Μα τόσον καιρό δεν τη βρίσκει... Κι η κούραση νικάει... Ούτε κι απόψε θα βρει την άκρη του νήματος...

4/7/07

Juliette Binoche...



Πάντα μου άρεσε αυτή η φωτογραφία... Μοιάζει με πίνακα ζωγραφικής... Πάντα μου άρεσε αυτή η γυναίκα, αυτή η ηθοποιός...



Κι αυτή είναι μια από τις αγαπημένες μου σκηνές από την ταινία "ο Άγγλος ασθενής"... Ακολουθεί ένα-ένα τα κοχύλια-κεράκια για να φτάσει σε εκείνον...

3/7/07

Μάνη...



Γύθειο. Γυή Θεών. Του Απόλλωνα και του Ηρακλή. Ξημέρωμα. Νησάκι Κρανάη. Κάτω Μάνη. Μας μάγεψε από την πρώτη στιγμή. Δεν την περιμέναμε τόσο όμορφη...



Γύθειο. Μεσημέρι. Το παιχνίδι του ήλιου με τη θάλασσα. Όπως φαίνεται από το δωματιό μας...



Σκουτάρι. Απόγευμα νωρίς. Άπλά κι όμορφα. Προσηλιακή, ανατολική Μάνη. Ψαροχώρι. Κατηφόρες, δύσκολος δρόμος, μα η ομορφιά σε αποζημιώνει...



Γερολιμένας. Ιερός λιμένας. Κάτω από την Αρεόπολη, την πόλη του Άρη. Μέσα Μάνη. Αποσκιερή, δυτική Μάνη. Υπέροχη, βραχώδης και άγρια. Αυστηρό ύφος, αλλά πάντα φιλόξενο...



Βάθεια. Παραδοσιακός οικισμός. Ή χωριό φάντασμα στο βάθος της Μέσα Μάνης. Απίστευτο το πάντρεμα των χρωμάτων. Εντυπωσιακό, όσο και λιτό. Η συνύπαρξη κι η προσαρμογή του ανθρώπου με τη φύση στο αποκορύφωμά της...



Στούπα. Μεσσηνιακή Μάνη. Αποσκιερή, δυτική ή Έξω Μάνη. Κοσμοπολίτικη. Παραλία γεμάτη κόσμο. Ευρώπη. Εδώ έγραψε ο Καζαντζάκης το Ζορμπά...





Καρδαμύλη. Ανάλαφρη. Μεσσηνιακή, Έξω Μάνη. Πιο κοντά πιά στην Καλαμάτα από ότι στην Αρεόπολη. Από την ταβέρνα της Λέλας, ηλιοβασίλεμα...

29/6/07

Γιατί;



Πεντέλη... Κρανίου τόπος... Γιατί κάνουν το ίδιο στην Πάρνηθα;...

20/6/07

Μισή φως, σκοτάδι μισή...


Μόνη στο φάρο μου... Ολόκληρη τη μέρα σήμερα... Μισή φως, σκοτάδι μισή... Βρέχει μέσα μου... Θάλασσα γύρω μου... Και παντού αλλού ουρανός... Κι ορίζοντας... Παράξενο, σκέφτομαι... Πάντα θεωρούσα απέραντο τον ορίζοντα... Μα δεν είναι απέραντος, σκέφτομαι, εφόσον ορίζει... Ακόμη ένα τσιγάρο... Σκαρώνω σκίτσα στην πλάτη του καπνού... Για δες ένα θαύμα... Όλα παράξενα σήμερα... Πώς έσπαγε η σιωπή από τη φωνή του στο τηλέφωνο... Πόσο εύκολα συνηθίζει κανείς στη σιωπή... Και μετά, στον ήχο της φωνής του ξαφνιάστηκα... Σα να μην περίμενα να ακούσω ξανά κάτι άλλο από τη θάλασσα... Δες πώς προχώρησε η μέρα... Κι από το πρωί με τούτη την ίδια κούραση που δε μ'αφήνει με τίποτα... Κι αυτό παράξενο... Πώς γίνεται να μην μπορώ να κοιμηθώ με τόση κούραση;... Κι ο φάρος όλο και γυρνάει... Ακούραστος... Μισός φως, σκοτάδι μισός... Σταθερό σημείο... Χρόνια μένει όρθιο... Σημαίνει κάτι για όλους τους άλλους που περνούν από τούτα τα νερά... Κι έπειτα φεύγουν... Τώρα που το σκέφτομαι, γι' αυτό είναι εδώ τούτο το ρημάδι... Για να το αποφύγουν, μαζί με όσα κρύβει κάτω απ'τα θεμέλιά του... Σημείο αποφυγής λοιπόν... Μη μπερδευτεί κανείς και σκαλώσει πάνω του... Δε θα μπορεί πια να φύγει... Κι αναρωτιέμαι αν θα μπορούσε να μείνει... Τί να κάνει εδώ μεσοπέλαγα;... Αγνάντι καλό όμως... Χωρίς βέβαια να έχεις κάτι ν' αγναντέψεις... Το μάτι χάνεται στα νερά... Όλα χάνονται στα νερά... Ακόμα κι η νύχτα που πέφτει πια... Σ' όποιο μέρος του κόσμου κι αν ήμουν, την ίδια νύχτα θα έβλεπα... Τι ανακούφιση κι αυτή... Ότι και να γίνει θα έρθει η νύχτα... Κι ο ήλιος το πρωί... Ότι και να γίνει θ' ανατείλει... Σταθερά σημεία... Πάλι καλά... Είναι σημαντικό να έχει κανείς κάτι σταθερό στη ζωή του... Εγώ είμαι τυχερή... Έχω το φάρο μου... Ακόμη ένα τσιγάρο γι' απόψε... Μόνη στο φάρο μου... Ολόκληρη τη μέρα σήμερα... Μισή φως, σκοτάδι μισή...

17/6/07

13 χρόνια πια λείπει ο Μάνος...



Ο Κώστας μου είπε γι'αυτό, μα δεν έδωσα σημασία εκείνη τη στιγμή... Και πριν από λίγο, πάλι μου το θύμισε... "Μπες στη σελίδα να διαβάσεις το κείμενο του Άρη του Δαβαράκη... Για το Χατζιδάκι... Αξίζει!"...

Ο Κώστας έχει εξαιρετικό γούστο. Το ξέρουμε αυτό, κάποια χρόνια τώρα που μας κάνει την τιμή να είναι φίλος μας... Κι είναι ο μόνος άνθρωπος που γνωρίζω να έχει τόσες πολλές γνώσεις γύρω από κάθετί που αφορά τη μουσική και τη λογοτεχνία... Η προτροπή του λοιπόν να διαβάσω κάτι, είναι πολύ παραπάνω από πρόταση... Ξέρει πάντα τί προτείνει...

Και μπήκα! http://www.prosopa.com/ Και ναι! Ήταν θαυμάσιο! Ναι! Αξίζει! Πριν 13 χρόνια... 15 Ιουνίου... Έφυγε ο Μάνος ο Χατζιδάκις... Μπες να το διαβάσεις... Και να ακούσεις τη μουσική του Μάνου του Χατζιδάκι και πάλι...

Ευχαριστώ Κώστα...

Για τον πατέρα μου...

Κάπου διάβασα, πως σήμερα - ή εχθές - η μέρα είναι αφιερωμένη στον πατέρα... Είπα λοιπόν δυό γραμμές να γράψω για κείνον...

Επειδή όμως μου είναι πολύ δύσκολο να γράψω για έναν άνθρωπο που λατρεύω, μα δεν πρέπει να το ξέρει - διότι θα μου κάνει τη ζωή εξαιρετικά δυσκολότερη απ' ότι ήδη μου την κάνει... - λέω να αφήσω τους συνειρμούς ελεύθερους, να μιλήσουν για μένα...

Πρώτος συνειρμός λοιπόν, όταν διάβασα για τούτη τη μέρα, "Ο θάνατος του εμποράκου"... Θυμάμαι όταν είδα την ταινία, κάπου στην εφηβεία μου, δε μπορούσα να σταματήσω να κλαίω... Περιέγραφε τον πατέρα μου. Τα άγχη και τους εφιάλτες του, την προσπάθειά του να αντιπροσωπεύει κάτι το δυνατό, το σταθερό, το ασφαλές... Και συνάμα το απόμακρο...

"Να νιώθεις την ανάσα του στο λαιμό σου, μα αν απλώσεις το χέρι να μην τον φτάνεις...".

Αυτός είναι ο πατέρας μου... Ο Αρχηγός μου... Αυτό θα τον περιέγραφε... Όταν ήμουν παιδί έτσι τον ένιωθα... Κι έπειτα, στην εφηβεία, θυμάμαι να αμφισβητώ κάθε του κουβέντα ... Κάθετί που έλεγε ήταν συντηρητικό, παλιοκαιρισμένο, λανθασμένο... Εγώ θα κάνω όπως νομίζω! Έτσι έλεγα... Μέχρι που συνειδητοποίησα πως κινιόμουν ακριβώς αντίθετα από κείνον, όχι γιατί έτσι νόμιζα, μα γιατί η άποψή του ήταν ο άξονας της ζωής μου...

Επέστρεψα από τη Γαλλία - ενώ ήμουν αποφασισμένη να μείνω μόνιμα εκεί - μετά από μια κουβέντα του σε κείνο το τηλεφώνημα που του είχα κάνει για να του το ανακοινώσω - πανέτοιμη να τον αντιμετωπίσω!... Δεν θα την ξεχάσω ποτέ. Οι λέξεις του, ο τόνος της φωνής του, μένουν χαραγμένα στο νου μου όλα αυτά τα χρόνια... "Είσαι 26 χρόνων, είχε πει, και μπορείς να αποφασίζεις εσύ πια για τη ζωή σου! Μόνο πρόσεξε να μην την καταστρέψεις... Εγώ το μόνο που θέλω είναι να είσαι ευτυχισμένη!..."
Έχουν περάσει 11 χρόνια από τότε, πατέρα... 11 χρόνια στην Ελλάδα... Εργάζομαι, προσπαθώ να συνεχίσω να μαθαίνω, προσπαθώ να ακολουθώ πάντα τα ιδανικά που εσύ μου δίδαξες... "Αίεν αριστεύειν", "Υπηρετείν", "Να σκέπτεσαι πριν κάνεις οτιδήποτε", "Μην άγεσαι και φέρεσαι"...

Πολλά μου έμαθε ο πατέρας μου... Μόνο ένα δεν κατάφερε να μου μάθει... Πώς να σχετίζομαι με το άλλο φύλο. Βλέπεις, αυτό ήταν εντελώς έξω από εκείνον... Εκείνος ήταν ζευγάρι με τη "μάνα"... Όχι με τη γυναίκα... Πάλι, δεν ξέρω... Αυτά ήταν τα δικά τους χωράφια. Εδώ δηλώνω άγνοια. Ποτέ δεν τους είδα σαν άντρα με γυναίκα. Σαν να μην ήταν ένας άντρας και μια γυναίκα... Πάντα έβλεπα τη μάνα και τον πατέρα...

Το πρόβλημα είναι πως μεγάλο μέρος της ευτυχίας εξαρτάται από αυτήν ακριβώς την προσωπική σχέση με το άλλο φύλο... Έψαξα μέσα στην ψυχανάλυση να βρω άκρη... "Il n' y a pas de rapport sexuel" δίδασκε ο Lacan... Δηλαδή δεν υπάρχει σχέση ανάμεσα στα δυο φύλα... Οκ, δεν υπάρχει σχέση. Αλλά κάτι υπάρχει εκεί, ανάμεσά τους... Σύνδεσμος; Πάθος; Ανταλλαγή; Συντροφικότητα; Συνεργασία; Κοινά όνειρα; Ακόμη δεν το έχω ξεκαθαρίσει... Είναι σαν να μην έχω ιδέα συνειδητά... Ελπίζω ακόμη να ξέρει κάτι γι' αυτό το ασυνείδητο...

Όμως πατέρα, σήμερα, και κάθε μέρα, είσαι στο νού μου... Στην ψυχή μου... Πάντα ήσουν ο αγαπημένος μου... Από τότε που γεννήθηκα... Μικρή, όταν δυσκολευόμουν, όταν έπεφτα με το ποδήλατο - που εσύ μου έμαθες, όπως και τόσα άλλα -, όταν χτυπούσα, εκεί που τα άλλα παιδιά φώναζαν τη μαμά τους - λέξη απαγορευμένη και ευτελής για το σπίτι μας, όπου κυριαρχούσε το πληρέστερο "μάνα" - εγώ φώναζα τον πατέρα μου... Όλοι γύρω παραξενεύονταν... Δεν ήξεραν πως η μάνα πενθούσε την οικογένειά της χρόνια ολόκληρα... Δεν ήξεραν πως έχασε τη δική της μάνα - είχε χάσει τον πατέρα της που λάτρευε 3-4 χρόνια πριν - 28 μέρες πριν γεννηθώ... Δεν ήξεραν πως η μάνα απεχθανόταν τα μωρά... Τα σιχαινόταν, και τα σιχαίνεται, όπως μου εξήγησε γελώντας (...) όταν τη ρώτησα και την ξαναρώτησα, μη μπορώντας να πιστέψω στ' αυτιά μου...

Ο πατέρας μου... Εκείνον θυμάμαι όταν ψάχνω στις μνήμες μου ξαπλωμένη στο ψυχαναλυτικό ντιβάνι... Με μάθαινε να σκαρφαλώνω, να σφυρίζω, να τραγουδάω δυνατά... Με πήγαινε στην παιδική χαρά τις Κυριακές... Ένιωθα τη δύναμη των χεριών και της ψυχής του, όπως έσπρωχνε την κούνια, να πάει όσο πιο ψηλά γινόταν... Αυτό ένιωθα πως ήθελε για μένα... Να πάω ψηλά... Στη σκέψη, στην ψυχή... Να γίνω χρήσιμος άνθρωπος στην κοινωνία... Να προοδεύσω...


Δεν τα κατάφερα κι άσχημα... Έτσι δεν είναι πατέρα;... Μόνο που ακόμη δεν έχω καταφέρει να βγάλω άκρη με όσα νιώθω, κι όσα είναι σχετικά με την προσωπική μου ζωή... Ποτέ κανένας άντρας δεν θα είναι αρκετός για να σταθεί πλάι μου, στα δικά σου μάτια, πατέρα... Και ξέρεις, δεν αντέχω να σε στενοχωρώ... Όσο κι αν πάντα προσπαθώ να φαίνομαι δυνατή κι αποφασιστική, μπροστά σου, μέσα μου παραμένω εκείνο το μικρό κοριτσάκι, που έχει ανάγκη να δει στο βλέμμα σου ότι η κίνηση αυτή, ναι, ήταν πολύ σωστή, κι η άλλη όχι, δεν ήταν καθόλου σωστή...

Το κριτήριο ήταν πάντα το χαμόγελό σου πατέρα... Πάω στοίχημα ότι ποτέ δεν το κατάλαβες αυτό, ποτέ δε σου έχει περάσει από το μυαλό... Όταν χαμογελούσες, ο κόσμος ήταν στη θέση του, όλα ήταν καλά, μπορούσα να ανασάνω... Ήσουν ικανοποιημένος από μένα, και συνεπώς ήμουν ασφαλής, γιατί μ' αγαπούσες... Όταν έσβηνε το χαμόγελο στο πρόσωπό σου, τίποτα δε λειτουργούσε πια. Ψαχνόμουν να δω τι έκανα, πού έφταιξα, τί πρέπει να διορθώσω... Γιατί δεν άντεχα να υπάρχω αν δε μ' αγαπούσες... Και ξέρεις κάτι; Ακόμη έτσι νιώθω. Αλλά εσύ δεν θα το μάθεις αυτό... Γιατί πλέον είμαι στα 37 μου χρόνια και ντρέπομαι γι' αυτό... Γιατί πρέπει - ΠΡΕΠΕΙ - να στέκομαι στα πόδια μου...

Όλο το μπέρδεμα δημιουργήθηκε με την αρχή της εφηβείας... "Τώρα πια είσαι γυναίκα" ήταν ο τίτλος του βιβλίου που μου χάρισες στα 12 μου χρόνια, κι έπειτα απομακρύνθηκες... Λες κι έπαυα να είμαι κόρη σου από τη στιγμή που απέκτησα ταυτότητα φύλου... [Κι έπειτα αναρωτιέμαι γιατί κινήθηκα σαν αγοροκόριτσο... Γιατί απεχθανόμουν τις γυναίκες... Γιατί η έννοια γυναίκα υπήρξε πάντοτε τόσο προβληματική για μένα... Αχ...]

Δε νομίζω πως αντέχω να γράψω άλλο... Μόνο να σου πω πόσο πολύ σ' αγαπάω ήθελα πατέρα... Και πόσο μου λείπεις... Χρόνια πολλά εύχομαι να ζήσεις, και να είσαι όσο πιο ευτυχής αντέχεις... Υγεία εύχομαι και στιγμές που αξίζει να τις ζει κανείς για σένα... Με ευγνωμοσύνη για όλα όσα έκανες για μένα, με όλη μου την αγάπη και την εκτίμηση...



Η κόρη σου...

26/5/07

Φόρος τιμής...

"Φρόσω Χατζάκη said...

Η Αμαλία έφυγε από κοντά μας σήμερα τα ξημερώματα. Έφυγε ήρεμα, με μια πνοή. Οι γιατροί της και οι δικοί της άνθρωποι που ήταν συνεχώς δίπλα της φρόντισαν να μην υποφέρει καθόλου. Γνωρίζουμε καλά πόσο το ενδιαφέρον και η αγάπη που της δείξατε το τελευταίο διάστημα μέσα από τα μηνύματά σας, της δίνανε απέραντη χαρά και δύναμη για να αντέξει τις δύσκολες τελευταίες μέρες της. Η κηδεία της θα γίνει αύριο και με νέο μήνυμα αργότερα θα σας ανακοινώσουμε λεπτομέρειες για τον τόπο και το χρόνο.

Φρόσω Χατζάκη [κοινωνική λειτουργός]"

(από το μπλογκ της Αμαλίας Καλυβινού - http://fakellaki.blogspot.com -

Μπες σ'αυτό το blog να δεις πως λειτουργεί το Εθνικό Σύστημα Υγείας στην Ελλάδα, και τι σημαίνει να παλεύεις για τη ζωή σου μέσα σ'αυτό σαν αξιοπρεπής άνθρωπος... Καμιά φορά αισθάνομαι μεγάλη ντροπή, κι άλλοτε απόγνωση, που εργάζομαι στο χώρο της υγείας... Ειλικρινά, δε μπορώ να ξεχωρίσω τη λύπη από το θυμό... Δεν έχω λόγια...)

Βρέχει απόψε...



Βρέχει απόψε... Σπίτι. Μπροστά στο λάπτοπ. Κι οι συνειρμοί πάνε κι έρχονται...

Δύσκολες οι δυο εβδομάδες που πέρασαν. Ασφυκτικά γεμάτες. Το γραφείο, η κλινική, το συνέδριο, οι μεταφράσεις, η γιορτή μου... Κι η προσπάθεια, ίδια πάντα... Να ζήσω ακολουθώντας την επιθυμία... Όσο γίνεται... Όσο μπορώ...

Κι όλο δε φτάνει ο χρόνος... Και, να που απόψε, τελείωσαν πια οι δυο εβδομάδες... Και να που είμαι πια σπίτι... Κι ετοιμάζομαι να κοιμηθώ...

Το γραφείο προχωρεί καλά... Όπως πάντα με δύσκολες και πιο εύκολες στιγμές, μα κάθε στιγμή διαφορετικά ενδιαφέρουσα... Η κλινική πάντα με τις δυσκολίες, τα απρόοπτα και τις ιδιαιτερότητές της... Το συνέδριο πήγε καλά! Εντυπωσιάστηκα πρέπει να πω... Άκουσα, σκέφτηκα, συνάντησα ανθρώπους που πραγματικά είχαν κάτι ουσιαστικό να πουν, προβληματίστηκα... Οι μεταφράσεις προχωρούν... Σταθερά αυτές τις ημέρες... Μ'αρέσουν οι μεταφράσεις... Το παιχνίδι με τις λέξεις, με τα νοήματα... Δεν είναι απλό να βρεις την κατάλληλη λέξη κάθε φορά που θα αποδίδει το νόημα όσο ακριβέστερα γίνεται...

Όλα προχωρούν... Κι απόψε βρέχει... Και πάντα μου άρεσε η βροχή... Κι απόψε μου θύμισε εκείνη την αφίσα της κόκκινης ταινίας του Κισλόφσκι... Την τρίτη της τριλογίας... Την είχα δει στην Τουλούζη, το 1995 αν δεν κάνω λάθος, μια βροχερή βραδιά... Σα να πρόκειται για μια άλλη ζωή νιώθω πιά... Σα να πρόκειται για κάποιον άλλον... Πάνε τόσα χρόνια από τότε... Τότε που ένιωθα στο σπίτι μου στη Γαλλία, κι έλεγα, δε θα ξαναγυρίσω στην Ελλάδα... Κι όμως γύρισα... Και έκανα καλά.

Χίλιες σκέψεις περνούν απ'το νου μου... Μα η ανάγκη για ύπνο, ισχυρότερη, υπερνικά την ανάγκη έκφρασης...

Καλή σου νύχτα άγνωστε φίλε, "hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère"...

Καλή ξεκούραση...

13/5/07

5ο Συνέδριο της Νέας Λακανικής Σχολής Ψυχανάλυσης




















Εγκατάσταση και χειρισμός της ψυχαναλυτικής μεταβίβασης


"Η μεταβίβαση ορίζεται από τη σχέση με το υποκείμενο που υποτίθεται ως γνώση καθόσον είναι δομικό και συνδεδεμένο με τον τόπο του Άλλου ως τόπο όπου η γνώση αρθρώνεται με τρόπο απατηλό ως Ένα."


Ζακ Λακάν, 16ο Σεμινάριο, “Από έναν Άλλο στον άλλο”, σ. 349


Η μεταβίβαση είναι μία από τις τέσσερις θεμελιώδεις έννοιες που ο Λακάν επέλεξε να διατηρήσει όταν επαναθεμελίωνε την ψυχανάλυση στο 11ο Σεμινάριο, μετά τον αποκλεισμό του από τη Διεθνή Ψυχαναλυτική Εταιρεία.


Είχε ήδη αφιερώσει στο θέμα της μεταβίβασης μια χρονιά του Σεμιναρίου του, το 1960-61. Αυτό σημαίνει ότι η αντίληψη που έχουμε για τη μεταβίβαση, όπως επινοήθηκε από τον Φρόιντ, είναι απόλυτα συνδεδεμένη με τον λακανικό προσανατολισμό και πρέπει να λαμβάνεται υπόψη κατά την άσκηση τόσο της καθαρής ψυχανάλυσης όσο και της λεγόμενης “εφαρμοζόμενης στη θεραπευτική” ψυχανάλυσης.


Σήμερα η χρήση της μεταβίβασης στη λακανική ψυχανάλυση χαράζει ένα ξεκάθαρο όριο ανάμεσα σε μας και τη Διεθνή Ψυχαναλυτική Εταιρεία, όπου η μεταβίβαση εξετάζεται από την πλευρά του ψυχαναλυτή και επιτρέπει ερμηνείες που απορρέουν από την “αντιμεταβίβασή” του, δηλαδή από το αποτέλεσμα που το αναλυόμενο υποκείμενο παράγει στον ίδιο τον ψυχαναλυτή. Αυτό υποτίθεται ότι του χρησιμεύει σαν πυξίδα, κάνοντάς τον να εκλαμβάνει τα συναισθήματά του σαν αλήθεια: πρόκειται αναμφίβολα για κληρονομιά του Φερέντσι, ο αναλυτής να αναλύεται κι αυτός μαζί με τους αναλυόμενούς του!


Σε πλήρη αντιδιαστολή, ήδη από το 8ο Σεμινάριό του ο Λακάν αναδείκνυε πώς το φαινόμενο της μεταβίβασης αφενός παράγει, στον ίδιο τον τόπο όπου λειτουργεί ο αναλυτής, το επιθυμητό και ανέκαθεν χαμένο αντικείμενο (θεωρία του “αγάλματος” ) και αφετέρου, χάρη στη μεταφορά της αγάπης, καθιστά αυτό τον τόπο κατοικία μιας γνώσης, της ασυνείδητης γνώσης του αναλυομένου, που μπορεί να παραχθεί μέσα από τη διεργασία της θεραπείας. Ο Λακάν, στο Σεμινάριό του Τέσσερις θεμελιώδεις έννοιες της ψυχανάλυσης, προβάλλει εκ νέου με συστηματοποιημένο τρόπο αυτήν ακριβώς την αλλοτρίωση του υποκειμένου από την τοποθετημένη στον Άλλο γνώση, επινοώντας τον αλγόριθμο της μεταβίβασης.


Ο αναλυτής πρέπει να είναι κάποιος. Με άλλα λόγια, απαιτείται η παρουσία του. Δεν μπορεί ούτε να είναι ανώνυμος ούτε να εκπροσωπείται από μια εικόνα ή ένα εικονικό εργαλείο. Η φυσική του παρουσία είναι απαραίτητη και, παρ’ όλα αυτά, δεν πρόκειται καθόλου για ανταλλαγές συναισθημάτων ανάμεσα στον αναλυτή και τον αναλυόμενο, αλλά μάλλον για εργασία με σκοπό την παραγωγή της ασυνείδητης γνώσης του υποκειμένου. Ο αναλυτής και ο αναλυόμενος είναι εκ των πραγμάτων από την ίδια πλευρά του τοίχου της γλώσσας. Δεν έχουμε να κάνουμε ούτε με ενδοσκόπηση ούτε με περιπαθή εξέταση συναισθημάτων, αλλά με μια ρυθμισμένη από κανόνες παραγωγή κυρίων σημαινόντων που καταρρίπτουν τις ταυτίσεις του υποκειμένου.


Εντούτοις, για τον Λακάν, όπως και για τον Φρόιντ, η μεταβίβαση είναι μια έννοια με δύο όψεις. Από τη μια, αποκαλύπτει την ασυνείδητη γνώση αλλά, από την άλλη, εξαπατά στο βαθμό που είναι η κινητήρια δύναμη της αλλοτρίωσης από τον Άλλον και δεν λειτουργεί υπέρ του αποχωρισμού. Ο Λακάν ορίζει για πρώτη φορά τις δύο αυτές λειτουργίες στο γραπτό του κείμενο Θέση του ασυνειδήτου (1966).


Σήμερα η ψυχανάλυση δεν ασκείται όπως την εποχή του Λακάν, και ακόμη λιγότερο όπως την εποχή του Φρόιντ, κυρίως διότι ο Άλλος έχει αλλάξει. Ωστόσο, η μεταβίβαση αποτελεί πάντοτε τη συνθήκη που καθιστά την ψυχανάλυση εφικτή.


Το παρόν Συνέδριο θα ασχοληθεί με την όσο το δυνατόν προσεκτικότερη εξέταση της γέννησης της μεταβίβασης, με εκείνο που ο αναλυόμενος και ο αναλυτής εγκαθιδρύουν ώστε να αναδυθεί η “μεταφορά της αγάπης” μέσα στις αναλύσεις ή στις πιο βραχείες θεραπείες έτσι όπως πραγματοποιούνται σήμερα. Θα εξετάσουμε τους διαφορετικούς τρόπους σύναψης της μεταβίβασης, την ακολουθία των τρόπων εκδήλωσής της, ανάλογα με την κλινική δομή του ασθενούς ή με τις ιδιαιτερότητες της ιστορίας του, καθώς και τις περιπτώσεις όπου η μεταβίβαση δεν εγκαθίσταται ή καθυστερεί να έρθει. Έτσι θα μπορέσουμε να διευκρινίσουμε τι είναι αυτό που μας κάνει να θεωρούμε ότι η μεταβίβαση - με την ψυχαναλυτική έννοια - έχει εγκαθιδρυθεί ή όχι, καθώς και τα αποτελέσματα που μπορούμε να επιτύχουμε, όσον αφορά την παραγωγή μιας ασυνείδητης γνώσης βεβαίως, αλλά και την τροποποίηση της απόλαυσης του υποκειμένου. Ο Φρόιντ θεωρούσε ότι η ανάλυση εμφανίζει δύο κρίσιμες στιγμές, την αρχή και το τέλος του παιχνιδιού. Στη διάρκεια αυτής της Διημερίδας της Σχολής, θα επιχειρήσουμε να δείξουμε ποια στρατηγική της θεραπείας ενδείκνυται κατά περίπτωση, και συνεπώς ποια έναρξη υπαγορεύει κάθε φορά, παραμένοντας όσο το δυνατόν πλησιέστερα στην κλινική εμπειρία.

Πιέρ-Ζιλ Γκεγκέν